Le ministère de l’Education nationale lance un nouveau numéro vert, le 3020, et organise une journée dédiée le 5 novembre avec un clip télé destiné aux enfants.

Il y aurait environ 700 000 élèves victimes de harcèlement à l’école, d’après le ministère de l’Education nationale. Le nouveau numéro vert, le 3020, et la campagne nationale devraient permettre de lutter plus efficacement contre ce drame.

Sortir les victimes du silence

Le phénomène existe depuis longtemps, mais ce n’est que récemment que l’Education nationale a pris le problème très au sérieux. Les victimes commencent à parler et le sujet n’est plus tabou. Menaces, insultes, violences verbales et physiques, mises à l’écart, le harcèlement peut provoquer des troubles très sévères comme une perte de l’estime de soi, un sentiment de culpabilité, de l’exclusion scolaire, des dépressions voire pousser au suicide.

Un nouveau numéro plus facile à mémoriser : le 3020, joignable de 9 heures à 18 heures du lundi au vendredi a été créé. En cas de «cyber-harcèlement», on peut aussi s’adresser au numéro vert Net écoute, le  0 800 200 000.

La ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem a également décidé d’instaurer une journée pour dire « Non au harcèlement », dont la première édition aura lieu le 5 novembre.

A cette occasion, un clip vidéo d’une minute destiné aux enfants de 7 à 11 ans et coproduit par la journaliste Mélissa Theuriau sera diffusé sur les chaînes de France télévisions et Walt Disney. Un écolier roux y est la cible des boulettes et insultes de ses camarades dès que la maîtresse a le dos tourné. Dans le couloir, une camarade lui dit que ça doit s’arrêter, qu’il faut en parler.

Il faut « faire sortir les victimes du silence, car tant qu’on n’en parle pas, le harcèlement, ça dure », mais il faut aussi interpeller les témoins, a insisté la ministre.

Le ministère a conçu un protocole de prise en charge du harcèlement dans les écoles (qui recommande, par exemple, de ne pas entendre en même temps la victime et le harceleur). Il a aussi élaboré des fiches conseil à destination des personnes concernées. Ces documents sont accessibles sur le site nonauharcelement.education.gouv.fr.