Triste nouvelle. Pour ses 25 ans, le bus des femmes qui aide les personnes prostituées, est placé en redressement judiciaire. 

C’est en 1994, alors que le sida fait des ravages que le Bus des femmes, projet soutenu par l’Organisation Mondiale pour la Santé et de nombreux acteurs médico-sociaux, voit le jour. L’idée était alors de proposer une action communautaire de santé publique en direction des personnes prostituées, en se rendant sur les lieux mêmes où s’exerce la prostitution. 

En 2017, quelque 250 tournées, ont permis 14500 contacts avec des personnes prostituées.

Les membres de l’association les accueillent et leur distribuent des kits de prévention, comme des kits d’auto-prélèvement pour prévenir les infections sexuellement transmissibles.

Crise d’identité

Mais ce n’est pas tout, « l’association travaille en particulier à la promotion des droits des personnes victimes de traite, d’exploitation sexuelle, de prostitution sous contrainte ou de toutes formes d’esclavage », précise le site de l’association.

C’est ainsi, que Bus des femmes reçoit, depuis plusieurs années, suite à la crise migratoire, de nombreuses femmes nigérianes, souvent très jeunes… « Ce qui a créé une sorte de choc des cultures avec les prostituées traditionnelles » relate la sociologue Françoise Gil, présidente de l’association, dans le journal le Monde.

Aide aux personnes prostituées et lutte contre la traite, sont devenues deux activités difficiles à concilier au sein de la structure qui, pour poursuivre son activité, pourrait déléguer cette dernière activité à une autre association parisienne. Des négociations sont en cours.