Les personnes séropositives sont encore et toujours victimes de discriminations dans tous les domaines de la société, selon le rapport de l’association Aides.

La liste des discriminations est longue pour les personnes séropositives : refusées par un cabinet dentaire sur trois, pour une demande d’emprunt, à l’entrée de Saint-Cyr ou de l’Ecole nationale de la magistrature. Considérées comme « inaptes au terrain » chez les pompiers, dans la gendarmerie, dans l’armée ou la police nationale. Le rapport de l’association Aides dénonce ces discriminations « tenaces », qui renvoient continuellement les personnes touchées à leur statut de « malade ». Pourtant, les traitements permettent aujourd’hui de vivre avec le Vih et l’espérance de vie a considérablement augmenté.

Toujours marginalisés

Ces discriminations atteignent le moral des séropositifs et les maintiennent dans une forme de marginalisation sociale, ce qui peut avoir des retentissements sur leur santé, expliquent les auteurs du rapport.

« Nous ne vaincrons pas le sida en marginalisant les personnes touchées. Nous sommes séropositifs, nous ne sommes ni inaptes, ni dangereux pour la société », résume Laurent Pallot, secrétaire général de Aides.

Les mentalités ont donc du mal à évoluer et on peut lire dans le rapport que « malgré des avancées scientifiques qui ont bouleversé la vie des personnes infectées et augmenté considérablement leur espérance de vie, lois et règlements « sérophobes » perdurent ».