Les jeunes médecins et les urgentistes sont les plus touchés par le burn out, d’après une étude publiée dans le Journal of Affective Disorders.

Une grande étude sur l‘épuisement des médecins menée dans des hôpitaux français entre 2000 et 2017 et publiée le dans le Journal of Affective Disorders démontre que les jeunes médecins et les urgentistes sont les plus touchés par le burn out.

Les urgentistes sont les plus touchés

49 % des médecins éprouvent au moins un des trois symptômes caractéristiques du burn out, qui se manifeste sous une forme sévère dans 5 % des cas. Un chiffre alarmant, d’après les auteurs de l’étude. D’autant que le burn out peut entraîner des  dépressions graves, des addictions, voire des suicides.

Les urgentistes et les jeunes médecins sont de loin les plus vulnérables face au risque d’épuisement au travail. La cause ? Les horaires décalés, un rythme soutenu, le travail de nuit, l’alternance de « périodes calmes et de coups de chaud », l’exposition aux violences des patients en grande souffrance, les conditions de travail parfois précaires dans certains services d’urgences contribuent à expliquer la fragilité des médecins. Quant aux jeunes médecins, ils se voient confier les tâches les plus ingrates dans un contexte déjà très stressant.

Enfin, l’étude met en évidence que le burn out est deux à trois fois plus fréquent chez les médecins que dans les autres professions.