La mutuelle Cnm, l’association Centaure et la Maison de la construction navale retracent l’histoire du chantier de construction à travers un cycle de conférences.


Ce chantier naval, construit en 1866, était l’un des plus réputés d’Europe pour son savoir-faire.

Dans les années 1950, il était au sommet de la modernité et de l’efficacité, grâce à ses deux cales et à ses engins de levage, puis il atteignit son apogée dans les années 1960 à 1970, avec la naissance de la « grande forme de construction », pour les très grands tonnages, équipée d’une grue de 250 tonnes et de deux portiques de 500 et 660 tonnes. Jusqu’à 6 000 personnes y travaillent alors. Mais en 1987, le chantier ferme… avant de renaître, en 2007, comme chantier leader dans l’entretien et la réparation de yachts de luxe.

C’est cette histoire que Patrick Morin, président de la Mutuelle Cnm La Cio- tat, veut inscrire dans la mémoire collective. « Il y a trente ans, tout le monde dans le village et ses alentours connaissait quelqu’un qui travaillait au chantier. Mais j’ai remarqué que la présence, dans l’esprit des gens, de ce lieu si emblématique tendait à disparaître. » La mutuelle a donc programmé un cycle de conférences sur les Chantiers Navals de La Ciotat, avec l’association Centaure, née pour défendre les victimes de l’amiante, mais ouverte à d’autres atteintes à la santé des travailleurs, et la Maison de la construction navale. « Nous nous adressons prin- cipalement aux jeunes, pour qu’ils connaissent cette histoire et l’avenir du village d’entreprises dédié aux métiers de la mer, qui s’est installé depuis sur les lieux de l’ancien chantier », ajoute Patrick Morin.

La réunion du 24 janvier au centre social de l’Abeille devait fixer les modalités des prochaines conférences. Rendez-vous le 13 mars prochain au centre Marius-Deidier, puis en octobre à la Maison de la construction navale. « Nous voulons également nous faire connaître et diffuser les valeurs communes à la mutuelle et à nos deux partenaires : partage, proximité, solidarité et écoute », précise le président de cette mutuelle à taille humaine. Il insiste sur le fait que la mutualité a de l’avenir : « C’est la première fois que nous enregistrons une si forte demande : plus de 100 adhésions nouvelles en fin d’année », se réjouit Patrick Morin. l