Le dossier médical partagé (Dmp) est adopté par 7 millions de patients, après sa relance par l’Assurance maladie. L’objectif est d’atteindre 40 millions d’utilisateurs en 2022.

Il a mis du temps à se faire accepter mais aujourd’hui, le Dossier médical partagé (Dmp) est de plus en plus utilisé à la fois par les professionnels et par les patients. Alors que seulement 20 % des médecins généralistes utilisaient le Dmp fin 2017, ils sont aujourd’hui près d’un médecin sur deux (45 %) à le consulter et 20% à y ajouter des documents contre 6 % fin 2017, d’après les chiffres de la Caisse nationale d’assurance maladie.

Quelle utilisation ?

Le Dmp est gratuit et facultatif. Il est accessible en ligne ou via une application pour smartphone. Il est alimenté à sa création par l’historique des 24 derniers mois de soins remboursés par l’Assurance maladie. Le but ? Collecter des informations concernant le groupe sanguin, les vaccinations, les allergies, les antécédents médicaux, les compte rendus d’hospitalisation, les résultats d’examens… pour une meilleure coordination entre les soignants et afin d’éviter des doublons d’examens.

77 % des utilisateurs pensent qu’il rempli bien son rôle, estiment qu’il favorise la prise en charge en situation d’urgence et permet d’éviter des examens superflus, déjà réalisés auparavant. 

De leur côté, les médecins, utilisateurs du Dmp mettent en avant le critère de « l’utilité du service en cas d’urgence » (43 %) et en particulier celui d’avoir « toujours ses dossiers médicaux » sur soi (21 %). Globalement, l’argument principal est celui de pouvoir retrouver rapidement un document médical (14 %).

Objectif en 2020

De nouveaux services seront créés en 2010. Le Dmp proposera un carnet de vaccination. Parmi les personnes interrogées, par la Cnam, 6 % des utilisateurs le font justement pour s’assurer d’être à jour dans ses vaccins. 

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