Dans le cadre de la 14e semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse, l’Agence de la biomédecine lance un appel au don, afin d’aider à sauver des vies.

« Non, ce n’est pas si dur de faire un don de moelle osseuse », martelle l’Agence de la biomédecine, dans le cadre de la 14e Semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse, qui a eu lieu 1er au 7 avril.

La peur de la douleur et les contraintes induites par ce type de don rebutent les donneurs potentiels. Pourtant dans 75 % des cas, le prélèvement se fait par voie sanguine. Un don qui peut sauver des vies, car, lorsque la fabrication des cellules sanguines est altérée par un cancer, il faut le plus souvent pratiquer une greffe de moelle osseuse. Trois fois sur quatre, elle se fait à partir d’un donneur volontaire inconnu.

Le don de moelle osseuse, c’est quoi ?

La moelle osseuse n’est pas la moelle épinière. La moelle osseuse fabrique les cellules sanguines indispensables à la vie. C’est un tissu situé au cœur des os, notamment ceux du bassin, qui contient les cellules souches à l’origine des cellules du sang (globules rouges, globules blancs et plaquettes).

Il existe deux façons de prélever les cellules de la moelle osseuse : par une prise de sang dans les trois quarts des cas ou par une opération sous anesthésie d’une durée d’environ 4 h (les deux méthodes sont indolores). Après le don, les cellules osseuses se régénèrent en quelques jours. Les adultes de 18 à 51 ans en bonne santé peuvent donner. Il faut accepter de répondre à un questionnaire de santé et faire une prise de sang.

Pour quelles maladies ?

En France, chaque année, environ 2 000 personnes ont besoin d’une greffe de cellules de la moelle osseuse. La greffe est utilisée pour de nombreuses maladies graves du sang, comme les leucémies, des maladies rares comme l’aplasie médullaire, caractérisée par un arrêt du fonctionnement de la moelle osseuse, le déficit immunitaire sévère du nourrisson (enfants-bulles), la drépanocytose, anomalie héréditaire de la fabrication des globules rouges…

Mobiliser les hommes

L’Agence cherche en majorité des hommes jeunes (moins de 40 ans). Pourquoi ? D’abord parce que les cellules jeunes sont plus riches en cellules souches et permettent une prise de greffe plus rapide pour les patients. Et parce que chez les hommes, les cellules prélevées sont dépourvues des anticorps que les femmes développent lors de chacune de leurs grossesses. Ces cellules offrent ainsi une meilleure tolérance du greffon sur le plan immunologique chez les patients.

« A ce jour, en France, le fichier des donneurs recense seulement 35 % de donneurs masculins : ce n’est pas suffisant ! » regrette l’Agence de la biomédecine. Mais les femmes ne sont pas exclues du don, bien au contraire, et sont invitées à passer le message aux hommes de leur entourage. L’Agence insiste aussi sur le fait qu’il faut diversifier les origines géographiques des donneurs car chacun possède son propre profil génétique qui dépend du pays, de la région d’origine, des racines familiales…

Comment devenir donneur ?

– S’inscrire sur dondemoelleosseuse.fr
– Etre en bonne santé.
– Avoir entre 18 et 51 ans.
– Vouloir s’engager sur le long terme, car on peut être donneur et n’être jamais appelé pour un don…
– Accepter un test sanguin ou salivaire pour établir une « carte d’identité des cellules ».
– Etre joignable pour éventuellement appelé un jour pour un don.

Le don dans toutes les villes ici.

Pour s’inscrire sur le registre des donneurs : dondemoelleosseuse.fr