Après un mois et demi de confinement, des initiatives de solidarité fleurissent un peu partout en France et c’est tant mieux ! Pour fuir la routine, le climat anxiogène et apporter une bouffée d’oxygène, l’association Les Yeux de l’ouïe, propose à chacun de s’exprimer à sa manière, via les réseaux sociaux, pour rester le plus possible en lien avec les autres. Textes, photos, vidéos, tous les moyens sont bons.

L’épidémie de Covid-19 a plongé la France dans une drôle de guerre. Du jour au lendemain, les Français, comme la moitié de l’humanité, ont dû se confiner et réinventer leur quotidien, pour lutter contre cet ennemi invisible qu’est le coronavirus. Dans cette situation inédite de distanciation sociale, certains se sentent encore plus isolés. Pour éviter le repli sur soi, de nombreuses initiatives ont vu le jour, comme celle de l’association Les Yeux de l’ouïe, qui expérimente, au quotidien, le cinéma comme vecteur de lien social. Et, en ces temps incertains, l’entraide devient plus cruciale que jamais, particulièrement pour les personnes isolées, fragiles et vulnérables.

Rester en contact avec l’autre

« Il y a ceux qui ont les moyens de trouver de l’air et ceux qui en manquent. Ceux qui sont au centre et ceux dont les récits sont rendus invisibles, périphériques. » C’est à tous ceux-la que le collectif Les yeux de l’ouie s’adresse en proposant l’opération #jaipasdejardin.

« C’est une action citoyenne que nous lançons à l’intérieur des lieux d’accueil et d’hébergement, avec les professionnels, les bénévoles et les personnes résidentes et usagers, hommes, femmes et enfants, famille, jeunes isolés… C’est, à notre niveau, une manière de donner un peu d’air, d’ouvrir un espace d’expression, de maintenir le lien social et se sentir exister dans la fabrication d’une contribution. C’est aussi fabriquer une œuvre collective qui ouvrira une réflexion sur l’après », explique Anne, une des responsables de l’association.

Des textes, des images, du son, tous les moyens d’expression sont bons pour rentrer en contact avec les autres et éviter que le confinement, situation inédite, se transforme en un quotidien insupportable.

« Subitement, les vraies guerres ont disparu… Mais un ennemi invisible, le même pour tous, a su faire taire toutes les colères en venant se loger au cœur de nos poumons et nous priver d’oxygène. »

Collectif les Yeux de l’ouïe

Comment ?

« Que vous soyez sur le terrain ou confiné, donnez forme à vos états d’âme, vos colères, vos inquiétudes, vos espoirs … Avec des moyens très simples, écrivez des textes, prenez des photos, des sons, enregistrez des paroles, des vidéos sonores ou silencieuses… ». Après ? Il suffit d’envoyer vos œuvres via les réseaux sociaux : sur instagram : #jaipasdejardin. L’ensemble des productions sera visible sur la plateforme [Mil’Yeux Ouverts].

« Nos histoires, nos récits comptent. Nous appelons à faire entendre nos voix, les voix des sans, des plus vulnérables, mais aussi la voix de toutes celles et tous ceux qui luttent pour un droit », revendique le collectif.

A savoir : donnez un titre à vos productions et indiquez votre nom, prénom ou pseudo, ainsi que le lieu de réalisation. Pour les sons et les vidéos publiées sur Instagram la durée maximale est de une minute.

Contacts : FB : LesYeuxdel’Ouïe, par mail : jaipasdejardin@gmail.com, pour les fichiers lourds : Filemail

Les yeux de l’ouïe a pour but d’expérimenter au quotidien le cinéma comme vecteur de lien social, politique et poétique.

COllectif les Yeux de l'ouïe, initiative J'ai pas de jardin, DR
COllectif les Yeux de l’ouïe, initiative J’ai pas de jardin, DR