De nombreuses personnalités ont récemment mis en lumière l’endométriose, cette maladie gynécologique dont souffre près d’une femme sur dix et qui représente la première cause d’infertilité en France. Depuis, des femmes osent parler de leurs douleurs pendant leurs règles.

L’endométriose touche une femme sur dix et les autorités sanitaires se penchent enfin sur la question. Un plan devait être lancé en 2019 mais, pour cause de crise sanitaire, il n’a pas pu être mis en place.

Un plan national de prise en charge

Initié par l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buyzin, le plan de lutte contre l’endométriose n’a pas pu voir le jour en 2019. Aujourd’hui, Olivier Véran a décidé de relancer les efforts dans ce domaine. « Pour combattre l’endométriose, toutes les solutions méritent d’être étudiées, a expliqué le ministre de la Santé, et je vous invite, aujourd’hui et dans les semaines de travail que nous avons devant nous, à être innovants, à être créatifs, à ne pas avoir peur de nous bousculer. C’est un espoir pour des centaines de milliers de nos concitoyennes touchées par cette maladie. »

Les rênes de ce nouveau chantier sont confiées à la députée européenne et docteur en gynécologie Chrysoula Zacharopoulou, en étroite collaboration avec l’ensemble des acteurs, associations de patientes, professionnels de santé spécialistes et chercheurs. Cette stratégie devrait être présentée en avril prochain, et porter sur cinq axes principaux : la détection, le parcours de soins, la prise en charge, la recherche médicale et la communication pour faire connaître la maladie, en particulier auprès du grand public, mais aussi du personnel de santé et toutes les personnes pouvant être concernées, comme le monde de l’éducation et du sport.