L’Assemblée nationale autorise les pharmaciens à délivrer des médicaments pour soigner des pathologies bénignes, comme les cystites ou certaines angines.


Dans le cadre de la loi santé, et pour un accès aux soins plus étendu, l’Assemblée nationale a donné son feu vert aux pharmaciens pour qu’ils délivrent des médicaments pour des pathologies bénignes qui nécessitent normalement une prescription, comme les cystites et certaines angines, sous conditions. Ils pourront également prescrire directement le vaccin contre la grippe.

Cette disposition est inspirée des systèmes suisse, québécois et écossais déjà en vigueur.

La Haute Autorité de santé prévoit la mise en place d’une formation et demande « une obligation de lien et d’information au médecin traitant ».

De son côté, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a promis de s’employer « à trouver un consensus entre pharmaciens et médecins, car nous n’avons pas pu, faute de temps, avoir une concertation sur le sujet ». Elle a reconnu qu’il fallait encore  « du travail pour que tout le monde soit confortable avec cette délivrance de médicaments ».

Les députés communistes, quant à eux, évoquent la crainte d’une « médecine à deux vitesse, réservée aux mieux lotis, pour ceux qui résident dans les bons endroits ».