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Cuisiner protégerait contre les démences séniles

Cuisiner régulièrement réduirait significativement le risque de déclin cognitif. © 123RF

Bonne nouvelle ! Des chercheurs japonais ont découvert que les personnes qui cuisinent « maison », ne serait-ce qu’une seule fois par semaine, sont moins à risque de développer une démence.

Seniors à vos fourneaux car cuisiner est bon pour le cerveau. C’est ce qui ressort d’une étude japonaise publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health, et qui avance que ceux qui cuisinent auraient moins de risques de développer la maladie d’Alzheimer que ceux qui ne cuisinent pas du tout.

Cuisinez-vous ?

Les chercheurs japonais ont étudié une cohorte d’environ 11 000 Japonais et Japonaises âgés d’au moins 65 ans. Un questionnaire leur était posé. On leur demandait s’ils savaient cuisiner (un peu, beaucoup…), et à quelle fréquence ils se faisaient à manger. Les résultats ont ensuite été croisés avec les données de l’Assurance maladie nippone sur leur santé cognitive, pendant six années consécutives (entre 2016 et 2022).

Résultat ?

Les conclusions de l’étude que l’on peut lire dans le, Journal of Epidemiology and Community Health, montrent que les seniors qui cuisinent au moins une fois par semaine avaient un risque de présenter une maladie Alzheimer réduit de 23 % à 27 % par rapport aux autres qui ne le faisaient pas.

Et pour les cuisiniers débutants, le bénéfice est très significatif (- 67 %), par rapport à ceux qui sont déjà bien expérimentés en la matière.

Quelles sont les hypothèses ?

Les chercheurs ont voulu en savoir plus. Ils ont remarqué que l’activité physique inhérente au fait de cuisiner avait son importance : aller faire les courses, être debout pour cuisiner, ensuite ranger la cuisine…

D’autre part, le fait même de cuisiner demande au cerveau certains efforts. C’est une tâche très complexe qui active de nombreuses zones. Comme le cortex frontal qui est responsable de la décision logique, le cervelet qui permet d’organiser les courses, l’hippocampe pour se souvenir de la recette – et l’on sait que dans la maladie d’Alzheimer ce sont les neurones localisés dans la région de l’hippocampe, siège de la mémoire, qui sont atteints en premier par le phénomène de dégénérescence. Le bulbe olfactif est également sollicité lui-même relié au système limbique, l’insula responsable des souvenirs, des émotions et du plaisir de cuisiner…

En l’absence de traitement curatif de la maladie d’Alzheimer, cette étude redonne le moral. Même si d’autres facteurs de risque sont à prendre en compte comme la génétique, l’isolement social, l’âge, la surdité ou encore l’hypertension.

En somme, rester actif, bouger et utiliser son cerveau sont une bonne prévention pour retarder l’apparition des démences.