L’Institut national de veille sanitaire (Invs) note une augmentation du nombre de passages aux urgences et de visites de Sos médecins pour des bronchiolites. Quels sont les gestes de prévention à adopter ?

Déjà 2 258 passages aux urgences pour bronchiolite, dont 717 hospitalisations, soit une augmentation de 48 % par rapport à la semaine précédente, note l’Institut national de veille sanitaire (Invs) dans son dernier bulletin. Cette affection respiratoire, surtout d’origine virale, représente la 2e maladie la plus fréquente chez les moins de 2 ans. Chaque année, environ 500 000 jeunes enfants sont affectés, selon l’Invs. Elle est particulièrement grave pour les nourrissons de moins de 6 mois.

Quelle prévention ?

De simple gestes peuvent éviter la bronchiolite, car elle est très contagieuse. Elle se transmet par les éternuements, la toux et le contact par les mains d’une personne ou d’objets contaminés.

Les gestes essentiels :

– se laver les mains régulièrement, au moins 30 secondes, à l’eau et au savon.

– Aérer la chambre de l’enfant au moins 20 minutes tous les jours et maintenir une température à 19° en humidifiant légèrement la pièce s’il commence à être enrhumé ou s’il tousse.- Ne pas échanger assiette, biberons, tétines, jouets non préalablement lavés entre les enfants.

– Eviter les transports en commun et les lieux publics si possible.

– Eviter les personnes malades ou porter un masque si vous êtres malade et si vous vous occupez de votre enfant.

– N’exposez pas votre enfant à un environnement enfumé.

Quelle prise en charge ?

Le médecin traitant prescrira principalement des séances de  kinésithérapie respiratoire qui permettent d’évacuer les sécrétions de l’enfant. Il est important de bien moucher l’enfant régulièrement. Pour cette affection virale, les antibiotiques ne sont pas prescrits en première intention. Ils le seront en cas de surinfection. Pour faciliter les sécrétions, le médecin conseillera de bien hydrater l’enfant. Tout signe de détresse respiratoire est à prendre très au sérieux et peut nécessiter soit une nouvelle consultation soit une hospitalisation aux urgences, surtout s’il s’agit d’un nourrisson de moins de 6 mois.