La maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui plus de 850 000 personnes en France. L’annonce est toujours un choc pour le malade et son entourage, qui se trouve souvent
démuni. La Journée qui lui est consacrée le 21 septembre est l’occasion de faire le point.

C’est quoi ?

La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative du cerveau qui détruit progressivement les neurones et engendre un déclin de la mémoire et des facultés cognitives. Peu à peu, le malade connaît des diffcultés à mémoriser les événements, à s’orienter dans l’espace, à reconnaître les objets et les visages, à se rappeler la signififcation des mots et à exercer son jugement. Fréquente chez les personnes âgées, elle peut toucher les personnes jeunes (moins de 2% des cas).

Aujourd’hui, on a toujours du mal à déterminer les causes. La progression de la maladie varie beaucoup d’une personne à l’autre. Plus elle survient à un âge avancé, plus elle tendà s’aggraver rapidement. Les femmes sont plus exposées, mais cette différence pourrait être liée au fait qu’elles vivent plus longtemps.

Les signes, le diagnostic

Une personne âgée qui oublie ses clés ou le nom de quelqu’un n’est pas forcément atteinte de la maladie d’Alzheimer. Seuls des tests (de mémoire, de vision, d’écriture, de résolution de problèmes…) effectués par un médecin peuvent déterminer si elle en souffre. Le médecin pourra également prescrire des analyses médicales afi n d’exclure d’autres problèmes de santé (un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde, un accident vasculaire cérébral, une dépression…). Il pourra demander au patient de passer une Irm.

Les traitements

On ne guérit pas la maladie d’Alzheimer. Il existe néanmoins des médicaments qui ont pour but de traiter certains symptômes, mais ils n’empêchent pas la progression de la maladie. Le médecin peut par ailleurs prescrire, selon le cas, des antidépresseurs ou des anxiolytiques, mais ces derniers sont susceptibles d’aggraver les troubles cognitifs. Des séances d’orthophonie, de kinésithérapie, d’ergothérapie, de psychomotricité, une prise en charge psychologique, la musicothérapie ou l’art-thérapie peuvent stimuler et aider le malade. A noter: seules les séances d’orthophonie et de kinésithérapie sont remboursées par la Sécurité sociale.

La prévention

Il n’existe pas de prévention spécifique mais une bonne qualité de vie est essentielle pour prévenir le déclin des fonctions cognitives : richesse du réseau social, activités intellectuelles même simples, lecture, mots croisés, jeux de cartes… Il faut aussi faire de l’exercice physique et avoir une alimentation équilibrée. L’important est de pratiquer régulièrement ces activités même si on commence à 70 ans.

Les aides

Pour le malade
• Aide ménagère, infirmiers à domicile. Les équipes spécialisées Alzheimer (Esa) proposent des psychomotriciens, des ergothérapeutes, ou des assistants de soins en gérontologie.
Ces derniers interviennent à domicile, sur prescription médicale (15 séances maximum par an, prises en charge par la Sécurité sociale). Se renseigner auprès du médecin traitant,
du centre d’action sociale de sa commune ou des Centres locaux d’information et de coordination gérontologique (Clic).

• Allocation personnalisée d’autonomie (Apa) pour une aide financière et pour bénéficier d’heures d’aide à domicile. Le plafond et le barème ont été revalorisés.

Calculez vos droits :
sur www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10009

Pour les aidants
8,3 millions d’aidants accompagnent quotidiennement un proche malade ou en situation de handicap, quel que soit son âge. En 2016, un droit au répit est instauré, via une allocation qui peut aller jusqu’à 500 euros par an. Elle permet de financer une prise en charge
temporaire (accueil en établissement ou heures d’aide à domicile supplémentaires…). Des formations (souvent gratuites) pour les aidants sont proposées par les associations.

Contacts utiles: France Alzheimer : www.francealzheimer.org, aide aux aidants http://aidants.francealzheimer.org/

À lire sur notre site : Une loi pour facilité la vie des aidants