Aujourd’hui, grâce à Internet, rechercher ses racines n’a jamais été aussi facile. Et pourquoi ne pas profiter des vacances pour enquêter ?

« On a souvent dit que la généalogie était une mode, mais c’est une erreur, c’est une vraie passion française », explique Christophe Becker, directeur du site geneanet.org. En 2020, près de neuf Français sur dix disent s’y intéresser, et un sur deux a déjà fait des recherches, dont 33 % via Internet*. La numérisation des documents o ciels d’état civil, commencée dans les années 1990 et encore en cours, facilite les recherches. Les archives départementales et municipales mettent en ligne leurs registres paroissiaux et d’état civil.

Les archives notariales sont également disponibles. On peut ainsi remonter jusqu’au xviie siècle, voire plus loin, même s’il faut s’armer de patience. « Il s’agit d’être organisé, mais on y arrive », se réjouit Stéphanie, trente-huit ans, qui vient de se plonger dans l’histoire de sa famille.

Un jeu de piste

Car, autre idée reçue battue en brèche, « les seniors ne sont pas les seuls à se passionner pour la généalogie. Ils sont aujourd’hui rejoints par les jeunes générations, très à l’aise avec la navigation sur Internet et qui, à la suite d’une séparation, d’un deuil, se lancent dans les recherches », explique Christophe Becker.

A l’aide des documents glanés sur Internet, on peut même aller au-delà de son arbre généalogique et découvrir la vie quotidienne, le métier de nos aïeux, voire savoir ce qu’ils avaient acquis au cours de leur vie : meubles, biens immobiliers, terrains…
la petite histoire familiale s’inscrit dans la grande. « J’ai partagé mes trouvailles avec les documents que mes grands-parents m’avaient prêtés, ça nous a rapprochés,
se réjouit Stéphanie. Une vraie synergie intergénérationnelle ! »
« Le processus de recherche des origines est très intéressant psychiquement, explique
Dana Castro, psychologue- psychothérapeute, c’est comme un jeu de piste qui donne un sens et des repères à nos vies. »

Tourisme généalogique

« En visitant le cimetière du village où nous passions nos vacances,
j’ai vu que j’avais un lointain ancêtre enterré là, raconte Jean-Marc, ému. Cette découverte m’a donné envie de commencer un arbre généalogique. » L’application Sauvons nos tombes, de geneanet.org, permet à chacun de photographier des tombes anciennes pour en garder la mémoire. Ces photos sont publiées sur le site, où les internautes peuvent les consulter et retrouver de lointains cousins. Certaines régions se sont spécialisées dans le tourisme généalogique. C’est le cas du pays de Montbéliard
ou du Perche, historiquement liés à la Nouvelle-France, une colonie française qui correspond aux actuels Québec, Acadie et Louisiane. Des circuits sont organisés reprenant les itinéraires empruntés par les émigrants. Un bon moyen pour les étrangers de découvrir les régions françaises.

* Etude OpinionWay pour genealogie.com, mars 2015.

Faire des recherches : Fédération française de généalogie : urlz.fr/c9Bo, geneanet.org
Tourisme généalogique : pays de Montbéliard : urlz.fr/c9Bs Franche-Comté : urlz.fr/c9By