On observe une hausse du tabagisme en 2020, après une diminution en France, entre 2014 et 2019. Conséquence de la crise sanitaire ? Pas sur, répondent les chercheurs du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (Beh), dont l’étude vient d’être publiée, à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai.

La lutte contre le tabagisme doit continuer. Car, en 2020, 25,5 % des 18-75 ans déclarent fumer quotidiennement contre 24 % en 2019. Cette hausse est particulièrement marquée chez ceux dont les revenus sont les moins élevés (33,3 % de fumeurs parmi ceux dont les ressources sont les plus élevées vs 29,8 % dans le reste de la population), installant encore davantage la cigarette comme un marqueur social.

Crise sanitaire hors de cause ?

La crise sanitaire et les effets délétères des confinements sont-ils la cause de cette hausse du tabagisme ? La réponse des chercheurs est à nuancer. En effet, ils pensent qu’elle pourrait être due plutôt, à une tendance de fond car « cette augmentation est essentiellement due à une hausse entre 2019 et début 2020, avant le premier confinement, une stabilisation étant notée en post-confinement » rapportent-ils. 

Parallèlement, on observe de façon corollaire que « la vente des produits de sevrage tabagique a également connu un ralentissement durant les semaines 12 à 22 du confinement ».

Ne pas baisser la garde

Comme dans la plupart des pays industrialisés, le tabagisme reste la première cause de décès évitables en France. Il est la cause de nombreuses maladies : cancers (poumon, voies aérodigestives supérieures, œsophage, vessie, pancréas, rein, col de l’utérus…), maladies cardio-vasculaires, pathologies pulmonaires, surtout la broncho pneumopathie chronique obstructive, Bpco, qui touche entre 5 et 10 % des adultes et dont l’évolution peut « être ralentie par l’arrêt du tabac , souligne Santé publique France.

Pour vous aider à arrêter