Une bonne nouvelle est à annoncer en ce vendredi 31 mai, Journée sans tabac : 1,6 millions de fumeurs quotidiens ont cessé de fumer en deux ans, d’après le ministère de la Santé. Mais la lutte contre le tabagisme doit continuer.

On fume moins en France. Surtout dans la catégorie des jeunes hommes et issus de milieux défavorisés. Parmi « les plus défavorisés », 34 % fumaient chaque jour en 2017, contre 38,8 % en 2016. Parmi les chômeurs, ils étaient 43,5 % en 2017 contre 49,7 % en 2016.

Les pouvoirs publics attribuent ces bons résultats à l’augmentation progressive du prix du paquet (il coûtera 10 euros en 2020), au remboursement des substituts nicotiniques et à l’opération « Mois sans tabac » en novembre.

Ne pas baisser la garde

Ces bons résultats ne doivent pas masquer une réalité. Le tabagisme continue de tuer 200 personnes par jour en France. Et, chez les femmes, la mortalité augmente. C’est dans la population des 45 à 64 ans que les conséquences du tabac sont les plus importantes.

« Comme dans la plupart des pays industrialisés, le tabagisme reste la première cause de décès évitables en France”, souligne le dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire (Beh) de Santé publique France.

Le tabagisme est la cause de nombreuses maladies

Le tabagisme est responsable de nombreuses maladies : cancers (poumon, voies aérodigestives supérieures, œsophage, vessie, pancréas, rein, col de l’utérus…), maladies cardio-vasculaires, pathologies pulmonaires, surtout la broncho pneumopathie chronique obstructive, Bpco, qui touche entre 5 et 10 % des adultes et dont l’évolution peut « être ralentie par l’arrêt du tabac , souligne Santé publique France.

Pour vous aider à arrêter