Les Samu s'équipent contre une attaque chimique éventuelle

A l’approche de la Cop 21, l’Etat a décidé de doter le Samu et les hôpitaux français de nouveaux moyens pour faire face à une éventuelle attaque à l’arme chimique. 

« L’imagination macabre des donneurs d’ordre est sans limite : fusil d’assaut, décapitation, bombe humaine, armes blanches (…).  Il ne faut aujourd’hui rien exclure et je le dis avec toutes les précautions qui s’imposent, mais nous savons et nous l’avons à l’esprit, il peut y avoir aussi le risque d’armes chimiques et bactériologiques », s’est inquiété le Premier ministre, Manuel Valls.

Par un arrêté publié samedi au Journal officiel et signé par le directeur général de la santé (Dgs), Benoît Vallet, par délégation de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, autorise l’utilisation par les Samu du sulfate d’atropine, longtemps réservé à l’armée. Produit par la pharmacie de l’armée, le sulfate d’atropine est le seul antidote efficace pour la prise en charge des personnes exposées à des risques neurotoxiques, gaz VX et VR, au tabun, au soman, au cyclosarin mais surtout au sarin. Dans ce cas, des doses de 2 mg doivent être injectées toutes les cinq minutes jusqu’à ce que les symptômes disparaissent.