
Au-delà des dégâts sur l’environnement, les incendies sans précédent que connaît la France ont également de lourdes répercussions sur la santé physique et mentale des populations exposées.
Fumées toxiques, pollution aux particules fines mais aussi évacuation en urgence des habitants des zones incendiées, laissent des traces durables sur la santé des sinistrés.
Des effets sur le corps
Les fumées d’incendie sont un mélange complexe de particules fines, de monoxyde de carbone, d’oxydes d’azote et de composés organiques volatils. « Même lorsqu’elles proviennent d’un feu situé à plusieurs kilomètres, elles peuvent être transportées par le vent à plus de centaines de kilomètres et dégrader fortement la qualité de l’air », informe Santé publique France.
Elles peuvent avoir un effet toxique sur le corps. A court terme, l’inhalation de ces fumées provoque des irritations des yeux, du nez et de la gorge, des quintes de toux, un essoufflement et peut aggraver l’asthme ou les bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO). Les effets ne se limitent pas au système respiratoire. Les particules fines issues des incendies sont aussi associées à une hausse du risque d’événements cardiovasculaires, comme les infarctus, les accidents vasculaires cérébraux, les troubles du rythme cardiaque ou les poussées d’hypertension. Les enfants, personnes âgées, femmes enceintes et malades chroniques – sont les plus exposés.
Séquelles psychologiques
Dans son avis du 29 juin, l’Anses pointe également les dégâts des feux sur la santé mentale. Les évacuations précipitées, la peur de perdre son logement, les flammes, les odeurs persistantes et l’incertitude sur les conséquences sanitaires constituent des facteurs de stress majeurs. Cela se traduit par de l’anxiété, des troubles du sommeil, des céphalées, de la fatigue chronique… Si les troubles durent plusieurs semaines, il est indispensable de consulter un psychiatre ou un psychologue. On peut aussi aller consulter au sein d’une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP). Ce sont des psychiatres, des psychologues et des infirmiers qui interviennent dans le cadre des Samu. Elles ont pour mission d’apporter de l’aide aux victimes, pendant le premier mois qui suit la catastrophe, puis elles passent le relais à d’autres structures.
MESURES DE PROTECTION EN CAS D’INCENDIE
• Limiter les sorties lors des épisodes de fumées denses ;
• porter un masque FFP2 en cas de sortie obligatoire ;
• fermer portes et fenêtres lorsque le panache est important ;
• éviter les activités physiques intenses en extérieur ;
• consulter rapidement en cas de difficultés respiratoires ou de symptômes inhabituels (maux de tête, vertige, nausées…)

























