Le Conseil d’État confirme le droit des pharmacies à vendre des assistants d’écoute (appareils auditifs).

Les audio-prothésistes ne décolèrent pas. Car, par une décision en date du mercredi 29 juin, le Conseil d’Etat a débouté l’Unsaf et le Collège national d’audioprothèse qui avaient déposé une requête afin de faire abroger pour « excès de pouvoir » l’arrêté du ministère de la Santé du 13 août 2014 autorisant le commerce en pharmacie « des assistants d’écoute préréglés d’une puissance maximale de 20 décibels ». 

Des appareils pour les surdités légères

Les pharmaciens pourront donc proposer des appareils pour des surdités légères qui ne sont pas des prothèses à proprement parlé, ce sont des assistants d’écoute. Ils seront vendus environ 300 euros (5 fois moins cher que les prothèses auditves).

Le Conseil d’Etat précise que « les pharmaciens, lesquels sont des professionnels de santé, auxquels il incombe, chaque fois que cela paraît nécessaire, de recommander aux patients la consultation d’un spécialiste ».

Il est fortement conseillé de consulter un Orl pour éviter de passer à côté d’une surdité ou d’une pathologie plus graves comme une tumeur du nerf auditif par exemple.