En France, les allergies alimentaires sont de plus en plus fréquentes, surtout chez les jeunes enfants, d’après une enquête du Réseau d’allergovigilance.

Les allergies alimentaires sont en augmentation chez les jeunes enfants. Les principaux aliments responsables, chez les bébés âgés de 0 à 12 mois, sont le lait de vache (51 %) puis l’œuf (26 %), le blé (9 %) et l’arachide (6 %), d’après le Réseau d’allergovigilance. Ce dernier vient de publier dans la Revue française d’allergologie une étude analysant les 392 cas d’anaphylaxie (la manifestation la plus sévère de l’allergie, potentiellement mortelle, qui constitue une urgence médicale absolue), déclarés au Réseau d’allergovigilance entre 2002 et 2019 chez 389 enfants de moins de 4 ans.

Fruits à coque, arachide…

Les cas d’anaphylaxies alimentaires impliquant l’arachide et autres fruits à coque ont augmenté depuis 2010 chez les enfants de 1 à 4 ans en particulier, avec des polysensibilisations (sensibilité à plusieurs allergènes) voire des polyallergies (plusieurs sortes d’allergies, cutanée, respiratoire…).
Chez les enfants de 1 à 4 ans, l’arachide et la noix de cajou/pistache représentent 47,5 % des anaphylaxies alimentaires. « Les cas de polysensibilisations et de polyallergies apparaissent principalement à partir des années 2010 et sont majoritairement représentés par l’arachide, la noix de cajou et pistache, la noisette et les autres fruits à coque. Au total, 101 enfants (26 %) présentaient plus de deux allergies ou sensibilisations », peut-on lire dans l’étude.

Prévention

La prévention consiste en l’éviction totale des allergènes, si possible. L’Académie de pharmacie précise que « l’éducation thérapeutique est essentielle dans la prise en charge de l’enfant présentant une allergie alimentaire, notamment de l’urgence allergique ». Le pédiatre, le médecin de famille et le pharmacien sont des interlocuteurs privilégiés.

Les auteurs de l’étude concluent sur l’urgence d’établir des recommandations nationales pour les familles et les professionnels de la petite enfance face à cette augmentation d’allergies alimentaires du jeune enfant.

D’autre part, il est indispensable d’améliorer l’étiquetage des aliments et produits transformés en l’uniformisant et en précisant les quantités d’allergènes qu’ils sont susceptibles de contenir.




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