L’Association internationale des victimes de l’inceste lance une campagne de sensibilisation pour alerter sur le fait que, en 2014, une femme sur cinq et un homme sur treize déclaraient avoir été violentés dans leur enfance.

« La société s’est réappropriée le tabou de l’inceste, absent de ses lois depuis la Révolution française, il s’agit là d’une avancée symbolique importante qui n’apporte rien aux victimes d’inceste au niveau judiciaire », précise l’Association internationale des victimes de l’inceste (Aivi).

C’est pourquoi, l’Aivi lance une campagne de sensibilisation sur l’inceste, et souhaite alerter l’opinion et obtenir un « plan inceste » gouvernemental.

Les femmes, premières victimes de l’inceste

D’après le sondage en ligne Harris Interactive pour Aivi, en France, près de trois Français sur dix connaissent au moins une victime d’inceste dans leur entourage et 6 % des Français déclarent avoir été victimes d’inceste. Une proportion qui monte à 9 % chez les femmes, soit quatre millions de Français.

Les femmes sont les plus nombreuses à déclarer connaître une personne victime d’inceste dans leur entourage.

La moitié des viols sur mineurs ont lieu au sein de la famille.