Hôpital : un patient sur trois attend plus d'une demi-heure en consultation

Un patient sur trois attend plus d’une demi-heure à l’hôpital lors d’un rendez-vous, selon une enquête de Consommation logement et cadre de vie (Clcv).

Pour un patient sur trois, il faut compter plus une demi-heure d’attente pour une consultation à l’hôpital, d’après l’association Consommation Logement et Cadre de Vie (Clcv) qui mené une enquête. Celle-ci porte sur les rendez-vous programmés (et non pas aux urgences), que ce soit dans des établissements publics ou privés en France métropolitaine. C’est en ophtalmologie que le temps d’attente est le plus long (parfois une heure). Au total, seulement 24 % des patients ont été reçus à l’heure.

Le retard est rentré dans les mœurs

Il faut donc prendre son mal en patience, mais ces retards sont considérés comme gênants, voire très gênants par 73 % des patients dès lors qu’ils dépassent trente minutes, et par 85 % lorsqu’ils sont d’une heure ou plus. Mais ces derniers critiquent surtout, dans l’enquête, le manque d’information donné pour expliquer ce retard. Seuls 22 % des médecins s’excusent de leur retard. Rares sont les personnels d’accueil (14 %) qui avertissent de ces retards. Celles qui souffrent le plus de ces retards sont les personnes âgées et celles qui sont dans un état de santé dégradé. « D’après l’expérience de certains aidants, pour les personnes les plus âgées, l’épisode de la consultation à l’hôpital est perçu comme une épreuve, une source de fatigue et de stress important. Les conditions d’attentes sont en effet parfois difficiles et non adaptées », précise la Clcv.

Quelles propositions ?

La Clcv formule des propositions, comme une gestion plus raisonnée des rendez-vous, qui devrait permettre de diminuer, voire de supprimer ces temps d’attente : intervalles plus larges entre les rendez-vous, différentiation selon que le malade vient pour la première fois, qu’il nécessite des explications longues, ou qu’il vient pour une visite de routine. « Mais l’urgence médicale est toujours possible, et elle est excusée facilement par les malades qui attendent. Et l’attente elle-même peut être rendue plus supportable : information à l’accueil, bipeur permettant de s’éloigner de la salle d’attente, wifi gratuite et table pour travailler…», suggère l’enquête.

La Clcv va désormais demander à ses représentants dans les commissions des usagers d’engager le dialogue avec les médecins et l’administration de l’établissement afin d’améliorer les choses.