15 millions d’euros seront déboqués pour la création de places en établissement pour les personnes handicapées afin d’éviter qu’elles ne partent vers la Belgique.

Le ministère des Affaires sociales et le secrétariat d’Etat chargée des personnes handicapées  annoncent la création de places supplémentaires pour accroître l’accueil de proximité des personnes handicapées.

Au total : 15 millions d’euros seront débloqués pour éviter que ces personnes ne partent vers la Belgique, territoire d’accueil privilégié depuis plusieurs années.
Un peu plus de 1 500 enfants et 4 500 adultes handicapés sont accueillis aujourd’hui dans un établissement médico-social belge. Ces départs s’expliquent en partie par un manque de solutions en France, notamment pour les situations complexes de handicap, a indique jeudi le ministère des Affaires sociales.
« Ces 15 millions supplémentaires permettront de trouver des solutions concrètes, adaptées et, surtout, de proximité », ont souligné Marisol Touraine, ministre de la santé, et lSégolène Neuville, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées.

Le gouvernement espère mettre un terme à ces départs, source de douleur pour les familles, à cause de l’éloignement.

Quelles solutions concrètes ?

Cette aide prendra des formes différentes : des interventions directes de professionnels spécialisés au domicile, des renforts de personnels dans les établissements médico-sociaux de proximité et la création de places sur mesure dans des établissements et services médico-sociaux.
Ces solutions pourront être mises en œuvre grâce à une mesure introduite dans le projet de loi de modernisation du système de santé, qui permet aux personnes concernées et à leurs familles de construire, en lien avec les Maisons départementales des personnes handicapées (Mdph), un plan d’accompagnement global en cas de risque de rupture de parcours, explique le ministère.

Avant même l’adoption de la loi, ce dispositif sera expérimenté dans 22 départements volontaires.

« Nous veillerons, par ailleurs, a assuré Ségolène Neuville, à la bonne mise en œuvre de l’accord franco-wallon », entré en vigueur en mars 2014. Il permet aux inspecteurs français de se rendre en Belgique afin de contrôler, avec leurs homologues wallons, les centres hébergeant des ressortissants français.