Des vacances solidaires

Les Français sont de plus en plus nombreux à tourner le dos au tourisme de masse. ©123RF

Partir hors des sentiers battus, vivre au rythme d’un village africain, restaurer un château médiéval occitan ou compter les tortues de mer en Thaïlande… Pour des voyages responsables, respectueux de la nature et de la culture locale, suivez le guide ! 

A contre-courant des flux de vacanciers déferlant sur les plages bondées, à rebours des essaims de visiteurs vrombissant autour des sites touristiques, d’autres vacances existent ! Les Français sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à tourner le dos au tourisme de masse. Selon une récente étude commandée par l’agence Comptoir des voyages, plus de 60 % des sondés seraient prêts à exclure les destinations trop surpeuplées. Une « sur-fréquentation » également dénoncée par les Nations unies, pour ses effets négatifs sur les populations locales et l’écologie. 

Préserver le site et l’économie locale

Face aux ravages du « sur-tourisme », de plus en plus de voyageurs décident de choisir des séjours respectueux du pays visité et de ses habitants. Ces « vacances solidaires », selon le terme imaginé par l’Union nationale des associations de tourisme (Unat) ont comme objectif d’impliquer les populations locales en leur permettant de bénéficier, directement et économiquement, de ces activités touristiques. Tout en préservant l’environnement du site visité.

Passer des vacances respectueuses de la culture, de l’économie et de l’écologie peut se faire à n’importe quel âge. Et toutes les configurations s’y prêtent : entre amis, en solo ou en famille… Financièrement, ces séjours ne sont pas plus onéreux qu’un voyage habituel. Les prix des billets, de l’hébergement et de la nourriture restent les mêmes. Mais les bénéfices occasionnés seront redistribués de façon plus équitable aux populations locales. Attention toutefois aux arnaques ! Il faut savoir que le développement des voyages solidaires s’accompagne également d’escroqueries ou autres offres fallacieuses. Il est donc primordial de se renseigner sur l’organisme
à l’initiative du séjour, en ciblant les associations, les ONG ou les agences de voyages bien identifiées et largement recommandées. 

Des acteurs référents dans l’organisation de voyages solidaires 

La plupart des organismes à but non lucratif spécialisés dans l’organisation de voyages solidaires sont regroupés au sein de l’Unat. Et parmi eux figurent notamment l’Association pour un tourisme équitable et solidaire (ATES), Acteurs du tourisme durable (ATD), Agir pour le tourisme responsable (ATR) et Aventure du bout du monde. Ils proposent des séjours en totale immersion chez l’habitant. L’objectif : partir à la rencontre des populations et vivre à leur rythme en s’impliquant dans les tâches quotidiennes, les travaux de récolte, la préparation des repas ou les activités artisanales…

Pour les amoureux du patrimoine, chaque année, de nombreuses actions de fouilles archéologiques ou de restauration sont organisées dans le monde entier. A l’instar des chantiers humanitaires proposés par l’Unesco, au cours desquels les participants œuvrent à la rénovation de sites en étant logés et nourris. Ils peuvent ainsi aider à la reconstruction d’un village du XVIe siècle niché en plein cœur de la forêt galloise. Ou se retrouver au pied d’un volcan, dans la jungle mexicaine, voire même au sein d’un monastère. En France, plusieurs associations proposent des opérations de restauration, comme Compagnons bâtisseurs ou Rempart, qui emmèneront les curieux rénover des châteaux médiévaux et d’anciennes voies de chemin de fer à vapeur…

Ecovolontariat 

Ceux qui souhaitent s’impliquer plus activement dans la préservation de la nature pourront participer à des missions scientifiques axées sur le thème de l’environnement. Si vous voulez prendre part à ces actions d’écovolontariat, nul besoin d’avoir de grandes connaissances en biologie. Seule la motivation est requise et nécessaire pour venir compter les tortues marines depuis un voilier en Thaïlande ou donner à manger aux loups dans la forêt ibérique. Il ne reste plus qu’à faire son choix !