Enfin, la précarité menstruelle est prise en considération. Dès la rentrée universitaire prochaine, a annoncé le Président Macron, des protections périodiques seront disponibles dans les universités et les résidences du Crous. Un premier pas vers une prise en charge pour toutes les femmes précaires ?

S’attaquer à l’un des sujets les plus tabous de l’histoire des femmes, n’est pas chose aisée. Après des années de bataille de la part des organisations féministes, les règles et la question de la précarité menstruelle, font enfin l’objet de débats. Et des solutions sont apportées. Du moins, auprès des étudiantes, qui bénéficieront de protections hygiéniques gratuites à partir de la rentrée prochaine.

Règles et précarité menstruelle

Enfin, on ose parler des règles et du coût que représente, pour les femmes et notamment les plus précaires, les protections intimes nécessaires, chaque mois. Et ce pendant au moins quarante ans de leur vie.

C’est en 2015, que cette question fut au centre des débats sur le taux de Tva des tampons et autres serviettes hygiéniques, finalement abaissé à 5,5%. Le sujet de la précarité menstruelle était lancé. Mais il fallait aller plus loin. Car le constat est sans appel, de nombreuses femmes ne peuvent se protéger correctement pendant leurs règles et crise sanitaire oblige, les étudiantes sont les premières touchées.

D’après la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) : 33% d’entre elles ne peuvent pas disposer de protection hygiéniques au moment de leurs règles, sans une aide financière.

Distribution de protections hygiéniques dans les universités

On ne peut donc que se réjouir de l’annonce de la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal. En effet, des protections périodiques seront distribuées gratuitement aux étudiantes dans les universités et les Crous, à compter de la rentrée prochaine. Les premiers distributeurs vont être installés progressivement dans les résidences universitaires et les services de santé étudiante. « On vise 1500 distributeurs et une gratuité complète à la rentrée », a annoncé la secrétaire d’Etat. Ces protections seront « respectueuses de l’environnement », a-t-elle précisé.

En attendant, de nombreuses initiatives voient le jour, comme à la Roche-sur-Yon où des étudiantes du secteur social, s’occupent avec la Banque alimentaire, de distribuer des protections aux femmes précaires.

A savoir : l’Écosse a été le premier pays a voter en novembre dernier, la distribution gratuite des protections périodiques pour toutes celles qui en ont besoin.

L’association Règles Élémentaires