Si certains malades sont asymptomatiques, d’autres, moins nombreux heureusement, gardent des séquelles très lourdes après une infection à la Covid-19. C’est la raison pour laquelle la Haute Autorité de santé (Has) apporte des premières recommandations pour mieux prendre en charge ces patients, qui souffrent parfois plusieurs mois avant de pouvoir reprendre une vie normale.

Des douleurs insoutenables, des difficultés à respirer, une immense fatigue physique et parfois psychologique… les symptômes peuvent durer des semaines voire des mois après le début d’une infection à la Covid-19. 

Plus de 20 % des patients présentent encore au moins un des symptômes initiaux de la Covid-19 cinq semaines après le début de la maladie, et plus de 10 % à six mois. Ce temps de récupération, plus ou moins long, fluctue en fonction des patients, sans que l’on comprenne complètement pourquoi. Bon nombre de médecins, qui découvrent cette maladie encore mal connue, peuvent se sentir démunis pour prendre en charge les patients qui présentent des symptômes prolongés de la Covid-19.

Aussi la Has propose-t-elle des pistes pour ces patients qui pour beaucoup, sont obligés de mettre leur vie entre-parenthèses. Elles permettront aux médecins, de leur proposer des solutions concrètes.

10 symptômes persistants

Dix principaux symptômes ont été identifiés chez les patients appelés désormais « à Covid long » : grande fatigue, essoufflement, douleurs notamment thoraciques à type d’oppressions, palpitations, troubles de la concentration et de la mémoire, troubles de l’odorat et du goût, ou encore de symptômes cutanés… Ils sont souvent fluctuants dans le temps et entre les individus : ceci est à l‘origine « d’inquiétude et d’interrogations, tant du côté des patients que des cliniciens » souligne la Has.

Mais, lueur d’espoir, les médecins le précisent que « ces séquelles finissent par disparaître ».

Comment aider les malades ?

L’écoute bienveillante de la part des soignants est essentielle pour ces malades qui n’en voient pas la fin, dans un climat déjà très anxiogène. La prise en charge est globale, elle peut être médicamenteuse (contre les douleurs), assortie de repos, de séances de kinésithérapies, mais aussi consister en un soutien psychologique, avec un psychologue ou un psychiatre, selon les cas. Le maintien du lien social sont nécessaires pour une meilleure récupération. Mais aussi, une bonne hygiène de vie : une alimentation équilibrée, la reprise d’une activité physique douce, en lien avec un kiné par exemple.