
Mars bleu est l’occasion de rappeler l’importance de participer au dépistage du cancer colorectal, qui provoque 17 000 décès par an en France. Depuis le 15 mars, de nouveaux kits sont disponibles.
Le dépistage du cancer colorectal est proposé, tous les deux ans, aux hommes et aux femmes âgés de 50 à 74 ans. Il est remboursé à 100 % par l’Assurance maladie. Un geste simple et facile à exécuter grâce au kit de dépistage que vous pouvez vous procurer dans les pharmacies, chez le médecin traitant, ou directement sur le site ameli.com
A noter : depuis le 15 mars, de nouveaux kits sont à la disposition des personnes concernées. Les kits commandés avant le 15 mars 2026 doivent être réalisés rapidement. Car ils ne pourront plus être analysés après le 15 septembre 2026.
Une participation faible
Le dépistage du cancer colorectal est simple, gratuit et prend une minute. Il se fait à la maison. Il repose sur un test permettant de détecter la présence de sang invisible dans les selles. Ce qui peut révéler une lésion précancéreuse ou un cancer à un stade précoce. Lorsqu’il est diagnostiqué à ce stade, ce cancer se soigne dans 9 cas sur 10.
Mais le taux de participation reste encore faible en France. Selon Santé publique France, pour la seule année 2025, le taux de participation-population cible est de 33,1 %. Alors que les recommandations européennes sont de 45 %.
La participation est plus élevée chez les femmes (35,4 %) que chez les hommes (32,8 %) et augmente avec l’âge, tous sexes confondus.
Que faire si un test est positif ?
Dans plus de 80 % des cas, le cancer colorectal provient d’une tumeur bénigne qui évolue lentement et finit par devenir maligne. Les symptômes sont d’ordre digestif, comme une diarrhée prolongée, de la constipation, un mal de ventre, un manque d’appétit… Lorsque la maladie est plus avancée, elle peut se manifester par la présence de sang dans les selles.
Environ, 4 % des tests sont positifs. C’est-à-dire que du sang est présent dans les selles. Mais cela ne signifie pas que la personne a un cancer. Dans ce cas, un gastroentérologue réalise une coloscopie sous anesthésie générale.

























