Deux tiers des adolescents sont trop sédentaires. Ils ne pratiquent pas assez d’activité physique, alerte un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Trop d’écran et pas assez d’activité physique, telles sont les conclusions du rapport de l’Anses, qui cible les adolescents de 11 à 17 ans. Depuis 2015, la tendance à la sédentarité des adolescents s’accentue dangereusement. Et avec les deux confinements, les choses ne vont pas s’arranger.

Des jeunes de plus en plus sédentaires

Deux tiers des 11-17 ans déclarent consacrer plus de deux heures par jour aux écrans et moins de soixante minutes à l’activité physique, d’après le rapport de l’Anses, qui porte sur l’année 2019, soit avant le début de la crise sanitaire. Avec les deux confinements, les chiffres devraient encore se dégrader.

En 2019, 17 % des adolescents atteignent des seuils plus sévères, avec quatre heures et demie d’écran pour moins de vingt minutes d’activité physique par jour.

L’Anses relève également que le niveau de sédentarité est plus élevé chez les adolescents de 15 à 17 ans, mais aussi chez les filles et chez les jeunes issus de milieux moins favorisés.

D’après l’oms, la sÉdentarité pourrait représenter un problème de santé publique mondial.

Les risques de la sédentarité

La sédentarité favorise le diabète, l’obésité, les problèmes cardiaques et même articulaires. Les complications cardiaques, par exemple, se construisent sur du très long terme. Dès l’âge de 20 ans, on peut créer des plaques de cholestérol dans les artères. Les professionnels de la santé conseillent de commencer l’activité physique dans l’enfance. Car, elle est bonne pour tout : elle renforce le squelette, développe la musculature et la souplesse, « huile » les articulations, améliore les fonctions cardiaques, aide à avoir un bon sommeil, à se sentir bien dans sa tête.

« La pratique d’un sport (surtout d’endurance) à cet âge-là fournit un bon capital santé pour toute la vie, apporte également une sensation de bien-être, augmente l’estime de soi et peut même diminuer les troubles de l’anxiété », explique le Dr Jérémie Bertin, médecin du sport à l’institut régional de médecine du sport de Haute-Normandie.