La pandémie de Covid-19 a entraîné une chute des transplantations d’organes de 16 % dans le monde. Les greffes de rein comptent parmi les plus impactées.

Selon une étude publiée dans la revue médicale The Lancet Public Health menée sur 22 pays (16 en Europe dont la France, deux en Amérique du Nord – Canada et États-Unis -, trois en Amérique du Sud – Argentine, Brésil et Chili – et au Japon), l’activité de transplantation d’organes a significativement chuté dans le monde en 2020 par rapport à 2019.

Un dégât collatéral de plus

La pandémie a entraîné une surcharge hospitalière et de nombreux retards de greffes ont été enregistrés en 2020 par rapport à 2019. Et cela partout dans le monde. En France, elles ont régressé de 29 %, contre 4,13 % aux États-Unis.

« Globalement, les greffes ont chuté dans les trois premiers mois de la pandémie avant de se stabiliser en juin, puis ont chuté de nouveau entre octobre et décembre », souligne l’étude.

Les greffes de rein sont les plus impactées par la baisse des opérations (-34,28 %, par rapport à 2019), suivies de celles de foie, de poumon et de cœur (- 13,64 %).

En France, en Italie et en Espagne, la surmortalité est importante, notamment à cause de la surcharge hospitalière liée au Covid-19.

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