La pollution aux particules fines est à l’origine de nombreuses maladies, mais elle est aussi responsable de décès cardiovasculaires et respiratoires, à court terme. Dans plus de 600 villes dans le monde, des travaux scientifiques ont démontré sa nocivité.

Beaucoup d’études sur la pollution atmosphérique ont déjà démontré son impact négatif sur la santé. Une nouvelle enquête parue dans The new England journal of medecine, (Nejm), confirme que l’exposition aux particules fines PM10 et PM2.5 est responsable de décès à court terme, d’origine cardiovasculaire et respiratoire, dans 652 villes dans le monde et 24 pays ou régions.

Que sont les PM10 et PM2,5?

Dans l’atmosphère se trouvent entre autre, des particules en suspension que l’on nomme PM (en anglais Particular Matter, particules fines en français). C’est un mélange de substances chimiques. Dans le cadre de l’étude de la qualité de l’air, ces particules sont classées en fonction de leur diamètre. L’appellation PM10 désigne les particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres (µm). Le diamètre des particules fines PM2.5 est inférieur à 2.5. À titre de comparaison, le diamètre moyen d’un cheveu humain est de 50 à 70 µm.

Les risques pour la santé

Ces minuscules particules rentrent très profondément dans les bronches et atteignent les alvéoles pulmonaires. Ce qui peut engendrer une inflammation et provoquer un essoufflement ou plus grave chez les personnes fragiles, une maladie cardio-respiratoire. D’ailleurs, ces particules fines ont été classées « cancérogènes probables » et reconnues responsables de cancers du poumon par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) en 2012.

Les résultats de l’enquête

Les récents travaux parus dans The New England journal of medecine démontrent que, en moyenne, l’augmentation de 10 μg /m3 par rapport à une concentration moyenne de PM10, est associée à une augmentation de 44% de la mortalité quotidienne toutes causes, de 36% de la mortalité cardiovasculaire et de 47% de la mortalité respiratoire.

Quant aux chiffres correspondant à l’inhalation de PM2.5, ils sont associés à une augmentation de 68%, pour la mortalité quotidienne toutes causes, de 55% pour la mortalité cardiovasculaire et de 74% pour la mortalité respiratoire.

Fait important à noter : l’association était plus forte dans les zones qui présentaient les concentrations de particules fines les plus faibles à l’année mais les températures moyennes les plus élevées.