Le plan blanc a été déclenché après l’attentat survenu à Nice le 14 juillet dernier. Des numéros sont à la disposition des victimes et de leurs proches.

Un camion a fauché et tué environ 84 personnes (dont des enfants et des adolescents) qui assistaient au feu d’artifice à Nice le 14 juillet dernier. Le plan blanc a été déclenché comme pour les attentats de Paris, le soir même. Les victimes et leurs proches peuvent composer le 04 93 72 22 22, numéro mis en place à cette occasion. Le minsitère de la Santé signale qu’un dispositif de prise en charge médico-psychologique est également présent à Nice afin d’accompagner les familles et les patients. Les soins seront « intégralement pris en charge » assure le ministère.

Désormais donc, la Sécu prendra en charge l’intégralité des dépenses des victimes pour les soins liés aux attentats « y compris les dépassements d’honoraires, et ce au-delà de la période d’un an initialement définie », souligne le ministère. C’est « la garantie d’une prise en charge simplifiée et continue, sans rupture de parcours, pour les victimes des attentats ».

D’autre part, une ligne interministérielle est ouverte par le ministère des Affaires étrangères le : 01 43 17 56 46.

Déclenchement du plan blanc

Le plan blanc a été déclenché le soir même de l’attentat. Il s’agit d’un dispositif spécifique à l’hôpital, qui est réservé à « un événement exceptionnel à conséquences sanitaires graves, dépassant les capacités immédiates de réponses adaptées », selon le ministère de la Santé. Il est déclenché à la demande du directeur de l’hôpital ou du préfet pour une mobilisation maximale dans le cas de situations sanitaires d’urgence et de crise. Il existe depuis 2004.

Dans ce cas, le plan permet de déprogrammer des activités non indispensables, d’ouvrir des lits supplémentaires, de renforcer ponctuellement les équipes de professionnels de santé dans les établissements en difficulté. Il fixe ainsi les modalités selon lesquelles le personnel nécessaire peut être maintenu sur place et, le cas échéant, rappelé lorsque la situation le justifie. Une cellule de crise est mise en place. Le plan blanc permet de mobiliser les professionnels de santé et une coordination avec le Samu et les urgences pour prendre en charge et orienter les patients. Le personnel présent est maintenu sur place et le reste du personnel est rappelé au fur et à mesure des besoins. Un accueil spécifique et une écoute des proches sont également organisés.

Le plan blanc permet aussi de recenser et de mobiliser les produits de santé et les équipements médicaux, de renforcer les moyens de communication à destination des proches ou encore de sécuriser l’établissement.

A l’heure actuelle, l’Etablissement français du sang (Efs), ne réclame pas de don de sang supplémentaire.