Primes pour les soignants et les agents publics en première ligne face au Covid-19, aides pour 4 millions de Français parmi les plus précaires : le gouvernement a présenté le 15 avril un certain nombres de mesures « coup de pouce » pour certaines catégories de Français.

Pour soutenir les familles modestes et en difficulté, le président de la République a annoncé le versement d’une aide financière. A l’issue du conseil des ministres, le gouvernement a précisé les modalités de cette aide qui sera versée en une seule fois par la Caf (Caisse des allocations familiales), dès la mi-mai. Sont ainsi concernés les bénéficiaires de l’Ass (allocation de solidarité spécifique), du Rsa (revenu de solidarité active) et des allocations logement mais qui ne sont pas éligibles au Rsa et à l’Ass. Attention : pour les allocataires d’aides au logement, seuls sont concernés ceux qui ont des enfants. Cela signifie que les étudiants, même s’ils touchent l’Apl, ne pourront pas bénéficier de l’aide exceptionnelle. 

Quel sera le montant de l’aide exceptionnelle ? 

Pour les allocataires du Rsa et de l’Ass, le montant de l’aide s’élève à 150 € par ménage, auxquels s’ajoutent 100 € par enfant, a annoncé Edouard Philippe. 

Pour les allocataires d’aides au logement, une aide de 100 € par enfant a été annoncée. 

Cette aide sera versée de manière automatique sans démarches à faire.

Des primes pour les soignants

D’autre part, une prime exceptionnelle sera attribuée aux professionnels hospitaliers dès le mois de mai, selon les modalités suivantes :

–    Tous les agents travaillant à l’hôpital dans la trentaine de départements les plus touchés par l’épidémie recevront une prime de 1 500 €, versée quel que soit le statut ou le métier considéré : Internes, agents de service, infirmiers, médecins.

–    Dans les autres départements, les agents ayant travaillé dans les services Covid + des 108 hôpitaux de référence percevront également la prime de 1 500 €. Les agents des autres services percevront une prime de 500 €.

  • Les personnels des établissements de santé privés à but lucratif et à but non lucratif seront également concernés, et des contacts seront pris avec leurs fédérations pour arrêter avec elles les modalités de versement de la prime. Le partenariat entre établissements publics et privés a en effet été crucial pour faire face à cette crise notamment en Grand-Est et en Île-de-France.
  • A l’hôpital, les heures supplémentaires générées durant la crise verront leur taux majoré de + 50 %.

Enfin, le gouvernement souhaite également qu’une prime exceptionnelle soit versée aux professionnels du médico-social, et notamment des Ehpad. Il échangera dans les jours qui viennent avec les collectivités locales sur ce sujet.