Pollution : je protège ma santé 

Allergies, cancers, troubles cardio-vasculaires…Les maladies liées à l’environnement sont en augmentation. Qu’est-il possible de faire pour protéger sa santé ? Le point sur ces questions qui touchent toute la population, en ville comme à la campagne. Selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), un quart des décès seraient désormais dus à un facteur environnemental. En France, la pollution par les particules fines tuerait plus 48 000 personnes par an. En pénétrant dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires puis dans le sang, elles peuvent être à l’origine de crises d’asthme, d’allergies, de maladies cardiaques ou cardiovasculaires (angine de poitrine, infarctus, troubles du rythme)… Aujourd’hui, près de 30 % des Français souffriraient d’allergies (surtout respiratoires), contre 2 à 3 % en 1970, selon l’association Asthme et allergies. Le nombre de maladies cardio-respiratoires est en augmentation. Et d’après l’Institut national du cancer (Inca), entre 5 % et 10 % des cancers seraient liés à des facteurs environnementaux. Pollution extérieure Plusieurs fois par an, on enregistre dans les villes françaises des pics de pollution. Mais c’est l’exposition quotidienne et prolongée qui est nocive pour la santé, selon Santé publique France. Et les campagnes ne sont pas épargnées : dans certains villages, les taux de pollution aux particules fines sont plus élevés qu’à Paris. En cause, le passage de nombreux camions et, dans les zones viticoles, les pulvérisations de pesticides. Comment se protéger ? Le premier réflexe à avoir est de se renseigner sur l’état de l’air dans la région où l’on vit, ce qui permet d’adapter ses activités. De nombreux bulletins sont diffusés à la télévision, à la radio ou sur Internet. Si vous pratiquez une activité physique à l’extérieur, évitez de le faire en pleine ville ou près d’un axe routier. Préférez les espaces verts. Une étude britannique récente publiée dans The Lancet démontre que la marche sportive pratiquée en pleine ville réduit la capacité pulmonaire des plus de 60 ans, alors que, pratiquée dans un espace vert, elle l’améliore. Les enfants sont très sensibles à la pollution atmosphérique. Dans la mesure du possible, emmenez-les plutôt « prendre l’air » dans les parcs ou les endroits éloignés de la circulation. En centre-ville, évitez de laisser les bébés dans la poussette à proximité des pots d’échappement. En cas de pic de pollution, limitez les sorties pendant les heures les plus chaudes de la journée. Ne prenez ni votre voiture, ni votre vélo, et utilisez les transports en commun. Si vous avez la moindre inquiétude pour vous ou vos proches (toux, respiration difficile…) demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien. Porter un masque ? Inutile d’essayer de se protéger avec un foulard ou un masque de chirurgie. Ils laissent passer les particules fines. Certains masques équipés de filtres à charbon font l’objet, en Chine, d’une étude menée sur des patients coronariens marchant deux heures par jour dans Pékin. Il semblerait qu’ils aient une certaine efficacité. A suivre… Femmes enceintes, personnes âgées : restez vigilants Certaines personnes sont plus sensibles à la pollution et doivent faire l’objet d’une vigilance particulière. • Les

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