La proportion d’adultes traités par médicaments anti-cholestérol a baissé de 30 % entre 2006 et 2015, d’après une étude publiée dans le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » (Beh). Mais l’hypercholestérolémie reste importante en France.


L’hypercholestérolémie – c’est-à-dire un taux élevé dans le sang de mauvais cholestérol – reste importante en France, d’après une étude parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (Beh). En effet, la proportion d’adultes avec un Ldl c (mauvais cholestérol) supérieur à 1,6 g/l, frôle les 20 % de la population adulte et n’a pas évolué en 10 ans.

De plus, l’étude menée sur un échantillon d’adultes de 18 à 74 ans, entre 2014 et 2016 montre une forte diminution de la proportion d’adultes prenant un traitement contre le cholestérol (hypolipémiants), ces dernières années. Entre 2006 et 2015, cette proportion a baissé de 29,6%. Et, le dépistage de l’hypercholestérolémie recule, avec 8,7 % en moins d’hommes ayant déjà fait un bilan lipidique et 15,5 % en moins chez les femmes.

Pourquoi un tel constat ?

Les auteurs avancent deux hypothèses : d’abord une meilleure prise en charge de l’hypercholestérolémie : on propose d’abord des mesures hygiéno-diététiques puis seulement si celles-ci ne donnent aucun résultat, on prescrit un traitement.

Deuxième hypothèse : la polémique sur les statines. En effet, ces dernières ont fait l’objet de nombreuses études démontrant l’importance des effets secondaires, notamment des atteintes musculaires et un risque de de diabète.

Cependant, les récentes enquêtes confirment que la prise de statines est bénéfique pour les patients ayant des antécédants familiaux, un risque cardio-vasculaires ou un diabète. D’autre part, il est possible de réduire les effets secondaires en utilisant de plus petites doses et en maintenant une hygiène de vie saine, notamment un régime de type méditerranéen et de l’activité physique régulière.

A noter : la cholestérolémie Ldl moyenne est de 1,30 g/l pour les hommes comme pour les femmes.