Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes, a annoncé un budget en augmentation à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes, le vendredi 25 novembre.

Des places d’hébergement supplémentaires, une formation plus adaptée pour les professionnels qui interviennent auprès des femmes battues, une meilleure connaisance du numéro d’urgence le 3919, sont quelques-unes des mesures annoncées par Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes qui a eu lieu vendredi 25 novembre.

Un budget plus conséquent

125 millions d’euros seront consacrés à ce plan élaboré pour trois ans, dont 40 millions nouvellement affectés. Le dernier plan avait été doté de 66 millions.

Concrètement, ce seront environ 350 nouvelles places d’hébergement supplémentaires (il y en a déjà eu 1 550 de créées), pour protéger les femmes obligées de quitter leur foyer. Un autre axe du plan sera de mieux former les professionnels qui interviennent auprès des victimes : médecins, infirmiers, magistrats, policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers…

Faire connaître le 3919, qui est le numéro d’écoute et d’orientation de référence, est primordial. Anonyme et gratuit, il est adapté aux femmes victimes de toutes formes de violences (violences conjugales, viol, agression sexuelle, harcèlement, violence psychologique, mariage forcé, excision, etc.). Des professionnels (femmes et hommes), formés écoutent et orientent les femmes vers un accompagnement spécialisé.

Mais, par-dessus tout, il faut lutter contre les stéréotypes associés aux violences faites aux femmes, qui deviennent banales, ou contre certains comportements masculins qui sont considérés comme « normaux » (attouchements dans les transports, insultes, regards pesants…) et qui font porter aux victimes la culpabilité des agressions qu’elles subissent.

Des visuels diffusés sur les réseaux sociaux montreront les violences conjugales et leur impact sur les enfants, et pour la première fois, le viol.

Chaque année, 223 000 femmes se déclarent victimes de violences conjugales, et 122 en sont mortes en 2015.