Ivg : les députés votent la pénalisation des sites Internet faisant de la désinformation

Pour que les femmes ne soient pas manipulées et qu’elles bénéficient de renseignements fiables, les députés ont voté jeudi 1er décembre, la pénalisation de sites faisant de la désinformation sur l’Ivg.

« Vous aurez des séquelles psychologiques, votre couple n’y survivra pas… » Voici quelques-unes des phrases que l’on assène aux femmes qui appellent le numéro d’urgence qui figure sur certains sites, ivg.net pour ne pas le nommer, afin d’obtenir de l’information sur l’interruption volontaire de grossesse.

Pour luter contre cette désinformation et pour que les femmes qui souhaitant avorter, puissent bénéficier de renseignements justes et neutres, l’Assemblée nationale a adopté, jeudi 1er décembre, en première lecture, la proposition de loi socialiste visant à pénaliser les sites de « désinformation » sur l’interruption volontaire de grossesse (Ivg), avec le soutien de l’ensemble de la gauche et d’une majorité de centristes, et malgré l’opposition très virulente de la droite, dans l’hémicycle.

Cette proposition de loi a été portée par Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes,

Le texte prévoit d’étendre le délit d’entrave à tout moyen, notamment au numérique.

Il sera examiné par le Sénat le 7 décembre, en procédure accélérée, en vue d’un vote définitif du Parlement d’ici à fin février et l’aboutissement de la session.

Rappelons que le droit à l’avortement n’est pas une opinion, mais bien une liberté fondamentale pour toutes les femmes, reconnue depuis la loi Veil du 17 janvier 1975. Ce droit doit être garanti et protégé.

Pour tous renseignements fiables sur l’Ivg : ivg.gouv.fr, Planning familial.