En préparation des états généraux du cancer qui auront lieu en novembre prochain, la Ligue contre le cancer organise une grande concertation sur Internet pour recueillir l’avis des citoyens.

Près de 40 % des cancers pourraient être évités grâce à la prévention, selon les estimations de l’Institut national du cancer. Or, en France, le curatif est mis en avant au détriment du préventif.

Pour promouvoir la prévention, la Ligue contre le cancer organise les Etats généraux de la prévention des cancers, en novembre prochain et propose aux citoyens de particper en déposant leurs contributions du 16 avril au 7 mai, via un site dédié.

L’objectif de cette démarche est d’élaborer « un plan d’action partagé par tous » et de lutter contre les facteurs de risque du cancer que sont : une alimentation trop riche, le tabagisme, l’alcoolisme, le surpoids et l’obésité, la sédentarité, l’exposition aux rayonnements UV, la pollution…

La Ligue souligne également dans cette démarche qu’elle souhaite mettre en avant le fait que le cancer touche particulièrement les plus démunis et que les moyens de préventions ne sont pas suffisamment mis à leur disposition.

L’avis des citoyens

Les citoyens peuvent participer à ce débat sur Internet en se connectant sur le site et en choisissant parmi les 10 thèmes identifiés (cancer et travail, dépistage et vaccination, cancer et environnement…) celui qui l’intéresse ou le concerne le plus. Il peut répondre à une ou plusieurs questions posées dans chaque thème « En tant que citoyen responsable, que pensez-vous des mesures législatives et réglementaires qui ont pu être mises en œuvre jusqu’à présent en France pour limiter la consommation de tabac et d’alcool (par exemple : augmentation du prix, limitation de la publicité) ?», ou encore  « Qu’est-ce-qui permettrait d’améliorer la participation (accès et adhésion) des Français aux programmes de dépistages des cancers (sein, colo-rectal et bientôt col de l’utérus) ? »

Cette consultation est ouverte à tous : patients, proches, soignants, chercheurs, associations, acteurs institutionnels, qui sont concernés et souhaitent contribuer à la construction des propositions.

Les états généraux doivent aboutir à une synthèse effectuée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese) qui sera présentée au gouvernement.