L’Institut national du cancer (Inca) a lancé une campagne le 4 février, Journée nationale de lutte contre le cancer, pour plus de dépistage, de moyens pour la recherche et pour lutter plus efficacement contre les facteurs de risque.

Le thème de la Journée mondiale du cancer qui a eu lieu le 4 février 2017, repris par l’Institut national du cancer (Inca) est le suivant : « Nous pouvons. Je peux. »

Car, avec 385 000 nouveaux cas par an en France, le cancer est une réalité qui fait peur à beaucoup d’entre nous. En France, les cancers touchent plus les hommes (211 000 cas) que les femmes (174 000 cas). Même différence quant au nombre de morts. 149 500 décès liés au cancer ont été enregistrés en 2016, dont 84 100 hommes et 65 000 femmes.

Pourtant, la recherche avance et le taux de mortalité baisse : moins 1,5 % an chez les hommes et moins 1 % chez les femmes en 2016. Mais pas question de baisser la garde pour l’Inca qui bat la campagne pour que la lutte contre l’apparition du cancer soit l’une des grandes priorités en 2017.

Miser sur le dépistage et la prévention

Le dépistage précoce du cancer doit devenir une priorité pour les services sanitaires, souligne l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) dans ses nouvelles recommandations. « Le diagnostic tardif du cancer et l’inaptitude à proposer un traitement condamnent beaucoup de personnes à souffrir inutilement et à mourir prématurément », souligne l’Oms.

De son côté, l’Inca plaide pour le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, avec la relance de la vaccination Hpv. Il sera en charge aussi de mettre en place la « rénovation profonde » du dépistage du cancer du sein, comme l’a proposé la ministre de la Santé.

Une nouvelle campagne de sensibilisation grand public aux facteurs de risque (tabagisme, alcoolisme…) sera également lancée en incluant les malades eux-mêmes pour les aider à arrêter de fumer après un cancer par exemple. Car, on sait que l’arrêt du tabac améliore les chances de survie.

Le cancer est une cause majeure de mortalité dans le monde, responsable de 8,8 millions de décès par an, pour l’essentiel dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, note l’Oms.