Les addictions à la cocaïne, aux jeux d’argent et maintenant aux jeux vidéos sont reconnues officiellement par l’Organisation mondiale de la santé (Oms), comme étant de véritable maladies.

C’est officiel, l’addiction aux jeux vidéo ou « trouble du jeu vidéo » est reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) comme véritable maladie. L’organisation l’a intégrée à la 11e version de la Classification internationale des maladies (Cim, en anglais ICD), une nomenclature propre à l’Oms. En effet, aujourd’hui, le jeu vidéo est un média qui a pris une place importante dans notre société. Toutes les tranches d’âge sont concernées de l’enfant au senior. Depuis plusieurs années, son chiffre d’affaires est même devenu supérieur à celui du cinéma, selon l’Institut fédératif des addictions comportementales.

Définition du trouble

L’addiction aux jeux vidéo est selon l’Oms :  « Un comportement qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables. » Et de rajouter : « La personne joue tellement que d’autres centres d’intérêt et activités sont délaissées, y compris le sommeil et les repas », explique l’Oms. En résumé, la pathologie est définie comme une « priorité accrue » et prolongée au jeu ayant des conséquences sur les « activités personnelles, familiales, sociales, professionnelles ».

Après plusieurs années de consultations, les experts ont décrit des cas de joueurs rivés à leurs consoles au point de ne plus manger, ni dormir, d’abandonner toute vie sociale, et de mettre en danger leur propre santé physique ou psychique…

Dans le monde, on recense : 2,5 milliards de joueurs, mais l’organisation met un bémol : tous ne sont pas addicts, le trouble ne touche qu’une minorité. Le jeu vidéo est avant tout un plaisir, fait pour divertir. Il peut même être une aide à l’apprentissage à l’école et soutenir les malades atteints de certaines pathologies comme la maladie d’Alzheimer. Les seniors en sont très « friands » car il stimule certaines facultés comme la capacité à résoudre des problèmes, la mémoire, la coordination ou la rapidité d’exécution.