A peine arrivé sur le marché, le vaccin Janssen de Johnson&Johnson est coupé net dans sa lancée. Il est accusé de causer les mêmes effets secondaires graves que l’AstraZeneca.

Les rares cas de thromboses observés, jettent le doute sur le vaccin Janssen. De sorte que, l’Agence américaine du médicament (Fda), a préconisé une « pause » et ouvert une enquête après six cas graves de caillots sanguins (plutôt sur des femmes jeunes), dont un mortel, sur 6,8 millions d’injections.

Des doutes qui peuvent coûter cher à la campagne de vaccination

Comportant la même technologie que l’AstraZeneca (un adénovirus qui stimule nos défenses immunitaires), le vaccin Janssen des laboratoires Johnson & Johnson en subit le même sort. Mardi 13 avril, l’Agence américaine du médicament a décidé de suspendre la vaccination avec ce sérum et de retarder le déploiement en Europe, à cause d’un cas mortel de thrombose sur 6,8 millions de vaccinés. Un coup dur pour la campagne de vaccination.

Une enquête est ouverte, pour décider de la suite, espérons que ce vaccin ne soit pas déjà mort-né. Pour l’instant, la France n’a communiqué aucune mesure de restrictions.

Près de 200 000 doses arrivent cette semaine, dans l’hexagone. Le planning sera-t-il bouleversé ? Pour l’instant, les autorités sanitaires ne se prononcent pas.

L’Agence européenne des médicaments (Ema), de son côté, planche sur la question. Son avis est attendu dans les prochains jours.

L’avantage de ce vaccin est qu’il nécessite une seule dose, ce qui permettrait de vacciner autant de personnes, d’un coup. Il se conserve, dans un frigo classique. Le rapport bénéfice risque reste excellent selon les autorités sanitaires (un risque d’accident mortel sur un million). Mais, les Français lui réserveront le même sort que celui d’AstraZeneca ?