Soulagement pour les victimes de prothèses mammaires défectueuses, Pip : la Cour d’appel de Paris a déclaré la responsabilité du certificateur allemand et le condamne à indemniser plusieurs centaines de victimes.

Après plus de dix ans de batailles judiciaires, pour ces milliers de femmes victimes d’implants mammaires défectueux, la cour d’appel de Paris a reconnu jeudi 20 mai, la responsabilité du certificateur allemand, TÜV Rheinland et condamne la société à indemniser plusieurs centaines de victimes.

Scandale sanitaire

L’affaire date de 2010. A l’époque, plus de 30 000 Françaises s’étaient fait poser des prothèses mammaires défectueuses, remplies de silicone industriel, de la marque Pip. 4 100 enveloppes de prothèses s’étaient déchirées, déversant le gel nocif qu’elles contenaient, à l’intérieur du corps. Conséquence, plus de 2 700 femmes ont souffert d’inflammations ou déclenché des cancers du sein. En 2011, une femme porteuses des implants Pip est décédée. De nombreux implants avaient donc été retirés préventivement, sur lesquels avait été constaté un taux de « défaillance » de 25%.

Si Jean-Claude Mas, dirigeant de l’entreprise a été condamné en 2013, à 4 ans de prison ferme et 100 000 euros d’amendes, mais le certificateur allemand, chargé de la mise sur le marché des implants, n’avait jamais été inquiété. C’est chose faite par le Tribunal de Paris qui condamne TÜV Rheinland à indemniser les victimes. D’autres femmes pourraient porter plainte.