Accueil Santé IVG médicamenteuse : les sages-femmes en première ligne

IVG médicamenteuse : les sages-femmes en première ligne

En 2024, les sage-femmes ont réalisé davantage d'interruption volontaire de grossesse que les médecins libéraux (généralistes et gynécologues). © 123RF
En 2024, les sage-femmes ont réalisé davantage d'interruption volontaire de grossesse que les médecins libéraux (généralistes et gynécologues). © 123RF

Une première en France ! Ce sont les sages-femmes qui pratiquent le plus d’interruption volontaire de grossesse (IVG) en libéral, selon la dernière étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined), publiée mi-décembre. Explications.

En France en 2024, on a dénombré 252 000 interruptions volontaires de grossesses. Soit 8 000 de plus qu’en 2023, d’après l’étude de l’Ined. Et pour la première fois, ce sont les sages-femmes qui procèdent le plus à cet acte médical en libéral. C’est-à-dire hors milieu hospitalier.

De plus en plus d’IVG médicamenteuses

Dans la dernière étude de l’Ined, on découvre que quatre IVG sur cinq sont médicamenteuses. « Une proportion qui ne cesse de croître », d’après les chercheurs. Ces derniers précisent que la part des IVG réalisées en cabinet médical plutôt qu’en établissement hospitalier est en augmentation. Une tendance plus marquée en milieu urbain qu’en milieu rural. Et pour la première fois, les sage-femmes en ont réalisé davantage que les médecins libéraux (généralistes et gynécologues).

Les sage-femmes, un pilier en milieu rural

Dans les communes rurales isolées, il est très difficile de trouver un médecin ou encore un spécialiste habilité à pratiquer les IVG. Or, les sages-femmes y sont souvent plus implantées, et jouent donc un rôle important.

Ce maillage plus consistant du territoire permet une plus grande accessibilité à l’avortement dans le milieu rural et un suivi des femmes plus régulier. Mais ces disparités régionales demeurent tout de même en particulier pour les IVG chirurgicales où le manque de structures est criant.

A noter : près de 8 000 interruptions médicales de grossesse, avortements réalisés pour des raisons médicales, ont eu lieu en 2024. Cela représente une baisse par rapport à 2023.

Les sages-femmes sont autorisées à prescrire et à pratiquer l’IVG médicamenteuse depuis 2016. En 2023, leurs missions ont été étendues. Elles peuvent réaliser une interruption volontaire de grossesse instrumentale en établissement de santé, sans intervention d’un médecin, sous certaines conditions (formation, diplôme, expérience professionnelle…).