La Journée des hépatites, le 28 juillet, est l’occasion de rappeler que discrimination, stigmatisation, pénalisation, sont des freins majeurs au dépistage et à l’accès aux traitements des hépatites B et C.

Médecins du Monde et l’association Gaïa [fn]Gaïa-Paris est une association qui gère deux établissements médico-sociaux agréés et financés par l’Agence régionale de santé (Ars).[/fn] alertent sur la nécessité d’un accès aux traitements pour l’ensemble des personnes infectées par les virus de l’hépatite B ou C, qui sont souvent stigmatisées et qui, de ce fait, s’éloignent du système de soins. 

Hépatites B et C très présentes partout dans le monde

325 millions de personnes vivent dans le monde avec une infection chronique due aux virus de l’hépatite B (Vhb) ou de l’hépatite C (Vhc). Ces virus sont responsables à eux deux de 1,34 million de décès chaque année, plus que le Vih/sida, d’après les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé, 2017.

Il y a eu environ 1,75 million de nouveaux cas d’infection à Vhc en 2015, portant à 71 millions le nombre total de personnes vivant avec l’hépatite C dans le monde.

En France, on estime que 154 000 personnes sont porteuses d’une hépatite B et 70 000 personnes d’une hépatite C chronique sans le savoir. Pourtant des traitement efficaces existent et permettent même de guérir du virus de l’hépatite C.

Dépistage et accès aux traitements, maillons faibles du parcours de soins 

En France, 7 à 15% des migrants originaires d’Afrique subsaharienne sont porteurs de l’hépatite B chronique et 44% des usagers de drogues sont contaminés par l’hépatite C, d’après Medecins du monde.

« La répression des personnes migrantes, usagères de drogues et travailleuses du sexe est un véritable obstacle à l’accès aux soins et s’avère aussi inefficace et contre-productive puisqu’elle favorise les pratiques à risques et les éloigne des structures de santé et des services de prévention », s’inquiète l’Ong.