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Scandales sanitaires

Coup dur pour les victimes de la Dépakine

Sanofi refuse d'indemniser les victimes de la Dépakine, cet anti-épileptique donné à tort aux femmes enceintes. Pour le laboratoire, seul l'Etat est responsable.

Marine Martin, présidente de l'Apesac, association de défense des victimes de la Dépakine, cet antiépileptique donné à tort aux femmes enceintes et qui provoque de graves malformations congénitales, ne décolère pas. En effet, elle vient d'apprendre que le laboratoire Sanofi, qui commercialise le produit, refuse de prendre part au fonds d’indemnisation des victimes. D’après la firme, l’Etat seul est responsable de ce scandale sanitaire.

Sanofi se défausse

Sanofi se défend en renvoyant la faute sur les autorités sanitaires qui n'auraient pas fait leur travail d'information « en toute transparence » sur les risques de ce médicament quand il est donné aux femmes enceintes.

D'après le laboratoire, les autorités de santé auraient même plusieurs fois « rejeté les demandes de Sanofi qui visaient, en fonction de l'évolution des connaissances scientifiques, à mentionner dans la notice patient les risques pour le fœtus pouvant être liés à la prescription de ce médicament dans le cadre d'une grossesse ».

En conséquence, le laboratoire ne donne donc pas suite aux premiers avis d'indemnisation envoyés par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam).

C'est scandaleux, clame Marine Martin, nous demandons juste que le laboratoire prenne ses responsabilités. » Car, dans ses premiers avis d'indemnisation, « l'Oniam a retenu la responsabilité de l'êtat à hauteur de 30 % et celle de Sanofi à hauteur de 70 % », précise l'avocat des victimes, Me Charles Joseph-Oudin.

Affaire à suivre : de son côté, l'Oniam pourra saisir la justice, mais commencera quand même à indemniser les victimes.

 

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