75 % des encres de tatouage présenteraient des substances nocives, alerte l’Ufc-Que choisir, qui vient de réaliser une étude sur celles qui sont le plus utilisées en France.

Le magazine Ufc-Que choisir vient de faire tester en laboratoire 20 des encres les plus utilisées en France. Il s’avère que la majorité d’entre elles contiennent des substances nocives.

Pratique ancestrale, le tatouage, ou art du dessin à l’encre injectée sous la peau, séduit toutes les tranches d’âge. Mais chez les jeunes (garçon comme fille), il est de plus en plus fréquent. De nombreux salons se sont créés et même si la plupart des tatoueurs veillent aux règles d’hygiène, ils ne font pas toujours attention à la composition des encres.

Le tatouage attire également les quinquagénaires (hommes et femmes) et concerne tous les milieux sociaux.

75 % des produits présentent des risques

« Or, outre les pigments, [les encres] contiennent de nombreuses autres substances chimiques qui se diffusent dans l’organisme, explique Que choisir. Nos résultats ne sont malheureusement pas de nature à rassurer. Nous avons disqualifié 15 encres de tatouage sur les 20 qui ont été testées. Plus de 1 sur 3 contient même des colorants interdits », précise le magazine. C’est donc 75 % des produits testés qui représentent un risque sanitaire élevé. Dans ces 15 encres, les analystes ont relevé des « substances indésirables » à des taux supérieurs aux seuils réglementaires, « parfois à des niveaux accablants ».

Quels sont les produits nocifs ?

Méfiance donc sur certains produits avec de telles indications : C.I. 74260, C.I. 73915, répondant au nom d’isothiazolinones, d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, d’amines aromatiques, tous des produits chimiques.

« Il ne peut être anodin de glisser sous sa peau par injection intradermique pour un motif qui va rester à vie un colorant qui va développer ses substances tout aussi longtemps », alerte Que choisir.

Les encres contiennent De nombreux produits chimiques.

Suite à cette enquête, le magazine a décidé de saisir la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (Dgccrf) et l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) pour procéder au retrait des produits.

À noter. Toute intervention causant des effets indésirables peut être signalée sur le portail officiel.