Dans son rapport intitulé « Un long chemin reste à parcourir », publié mercredi 18 juillet, l’Onusida alerte sur les moyens de prévention qui doivent continuer à être mis en œuvre si on veut mettre fin à l’épidémie de sida.

Les chiffres du sida dans le monde sont à nuancer. D’un côté, le nombre de morts diminue, et de plus en plus de malades ont accès aux traitements, de l’autre les nouvelles infections ne cessent d’augmenter. Le dernier rapport de l’Onusida paru mercredi 18 juillet à la veille de la 22e Conférence internationale sur le sida qui aura lieu du 23 au 27 juillet prochain, alerte sur les moyens de prévention qui sont en crise.

Plus de moyens pour la prévention

Les objectifs adoptés à l’Organisation des nations unies (Onu) de mettre l’épidémie sous contrôle d’ici à 2020 et d’en finir d’ici à 2030 ne pourront pas être atteints, à moins d’une forte accélération dès cette année. Pourquoi ? Car il manque encore des moyens financiers pour venir à bout de l’épidémie et l’Onusida tire la sonnette d’alarme. 7 millions de dollars par an seraient nécessaires selon l’organisation mondiale. Depuis 2010, les nouvelles infections n’ont diminué que de 16 %, alors qu’il faudrait, si on veut atteindre les objectifs fixés par l’Onusida,  une réduction de 75 %. Surtout, en Europe de l’Est, en Asie centrale eten Afrique de l’Ouest et centrale. Dans ces régions et au Moyen-Orient, le nombre des nouvelles infections a presque doublé depuis 2000.

La prévention comme la circoncision, le préservatif… n’est pas assez disponible et n’atteint pas ceux que l’on appelle les populations-clés que sont : les adolescents, les jeunes femmes, les enfants, les hommes ayant des rapports homosexuels, les consommateurs de drogues injectables, les travailleuses du sexe, les femmes transgenres.

D”autre part, les enfants contaminés lors de la naissance, ne bénéficient pas tous de tests virologiques ce qui retarde la mise en route du traitement.

A noter : en 2019, la France accueillera la conférence de reconstitution du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme.