La grande majorité des Français (80%) se disent attentifs à la préservation de leur santé mais 54% n’ont pas entendu parlé de… prévention-santé. Le sondage Odoxa pour franceinfo et Le Figaro publié le 8 juillet révèle que les Français font de la prévention mais sans le savoir forcément. 

Bien informés

Globalement, les personnes interrogées estiment être bien informées sur les comportements à adopter pour être en bonne santé. Elles citent la pratique d’une activité sportive, la consommation d’un litre et demi d’eau par jour, celle de fruits et de légumes, la limitation de sa consommation d’alcool… 

Généralement, ces messages de prévention proviennent de leurs soignants. Néanmoins, les campagnes d’informations semblent avoir moins d’effet, du moins, elles sont moins citées. 

Ce haut niveau de sensibilisation s’explique : majoritairement les Français et les médecins pensent qu’il faut mieux prévenir que guérir. Ainsi ils sont respectivement 57% et 88% à dire qu’il est plus efficace d’améliorer la prévention. 

Ainsi 71% des Français estiment bien appliquer les comportements favorables à une bonne santé dont ils ont connaissance. Le premier conseil à suivre concerne l’arrêt du tabac. 

Disparités entre Français aisés et plus pauvres

Toutefois, le sondage montre d’importantes disparités concernant cette sensibilisation ou la pratique de comportements favorables à une bonne santé. Ces écarts sont liés à l’âge, le niveau de vie et d’éducation. Ainsi, plus on est âgé, plus on est informé et sensibilisé au sujet. Plus alors, on met en pratique les comportements vertueux. Surtout, le sondage révèle des écarts importants sur la connaissance de la prévention santé, du sentiment d’être bien informé, de l’application de bonnes pratiques… entre les plus aisés et les plus pauvres. 

Santé connectée

Autre enseignement, la place de la prévention santé est considérée comme importante dans la politique santé publique pour 90% des Français. Cela dit, le plan prévention santé présenté par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, est largement méconnu. 

Pour améliorer la prévention, les Français pensent que l’éducation et la formation des médecins et des personnels soignants est importante. La santé connectée est l’autre vecteur de développement de la prévention : pour plus de 6 Français sur 10 elle est aussi, plus globalement, une opportunité pour améliorer la qualité des soins (61%).