Ménage, courses… sont encore trop souvent l’apanage des femmes. Pourtant, avec la mise en place de la réforme des 35 heures, il y a une vingtaine d’année, on espérait que les mères de famille se libèrent du temps pour elles… Il n’en est rien. C’est le constat, sans surprise, de l’Institut national d’études démographiques (Ined), qui publie une enquête.

Ménage, cuisine, courses… sont encore le monopole des femmes. Et pourtant, avec la mise en place des 35 heures, salariés des deux sexes devaient normalement disposer de plus de temps pour les loisirs, ou se reposer.  Message reçu pour les hommes, tandis que les femmes demeurent encore trop souvent asservies aux tâches ménagères courantes et répétitives.

Toutefois, au chapitre des avancées, les chercheurs remarquent que les hommes travaillant à 35 heures, consacrent beaucoup plus de temps aux activités domestiques que leurs homologues aux 39 heures (environ 12 minutes de plus par jour).

Les femmes qui travaillent à 35 heures ne consacrent pas plus de temps aux tâches domestiques mais davantage à leurs enfants. (Ined).

Sans surprise : qu’elles travaillent à 35 ou 39 heures, elles font très rarement du bricolage (89 % n’en font pas) tandis que la plupart des hommes ne font jamais de repassage (86 %).

C’est encore plus vrai le weekend, avec un surinvestissement dans les tâches stéréotypées : bricolage et jardinage pour les hommes, garde d’enfants pour les femmes et un sous-investissement pour les hommes dans les travaux ménagers.

Bonne nouvelle pour les enfants : « ils reçoivent plus d’attention et de temps de la part des parents parce que l’investissement parental est désormais considéré comme une nécessité, ce qui peut être bénéfique pour leur développement émotionnel. », conclut l’étude.