Atteinte de sclérose en plaques, Armelle Bugand dirige le choeur Résilience, où chantent personnes valides et handicapées. 

Ma maladie s’est déclenchée lorsque j’avais vingt-sept ans. Les poussées sont parfois si fortes qu’elles m’obligent à me déplacer en fauteuil roulant. L’année dernière, la paralysie a gagné mon visage. Mais il faut aller de l’avant. J’ai une devise : “ Le handicap ne doit pas être un trop-plein mais un tremplin. ” Avant de tomber malade, j’étais chef de choeur et professeur vacataire dans un conservatoire de la Ville de Paris. J’avais dirigé une chorale à Rome… J’ai dû arrêter ces activités professionnelles. Cependant, j’ai eu la chance de rencontrer le chef d’orchestre Hugues Reiner, qui m’a proposé de reprendre l’animation d’un groupe associatif qu’il avait constitué : le choeur Résilience. Ce choeur rassemble des personnes valides, handicapées physiques ou mentales, des malades chroniques ou en précarité sociale… En tout, aujourd’hui, une petite vingtaine de choristes. Les répétitions sont hebdomadaires et nous donnons régulièrement des concerts. Cette démarche repose sur la conviction que la pratique collective du chant et de la musique est un puissant facteur de résilience. Parallèlement à cela, j’ai souhaité créer Accroch’choeur qui propose des ateliers de vox-thérapie pour des particuliers, mais aussi dans des institutions privées ou publiques. Le travail de rééducation posturale et vocale que permet le chant est incroyable.