Emile, vingt et un ans, est bénévole à l’association Utopia 56 pour aider les personnes exilées.

J’ai pris conscience des inégalités au lycée, en voyant les familles favorisées refuser certains établissements. Pendant ma première année de fac, j’ai participé à des blocus contre les réformes du bac et de Parcours sup, qui allaient entraîner une sélection sociale des élèves. J’ai rejoint Utopia 56 parce que je suis sensible à la cause des personnes exilées. J’aime le positionnement de l’association qui refuse de “faire le travail” des pouvoirs publics, comme affréter des bus lorsque les campements de migrants sont détruits. Dans ses actions d’urgence, par exemple l’installation des tentes place de la République en novembre dernier, je vois une concrétisation de mon engagement bénévole. C’est satisfaisant. Utopia 56 permet de placer immédiatement les bénévoles en situation. On nous fait confiance pour mener à bien nos missions divisées en pôle : aide alimentaire, accompagnement des hommes seuls, des mineurs, des familles… Le fait d’être confronté directement à des situations de détresse, c’est saisissant. Discuter avec ces familles qui ont surmonté tant d’épreuves, cela bouscule mais donne aussi de la force et de la détermination. C’est pourquoi, au regard des itinéraires de vie de ces gens, les propos de ceux qui disent que les migrants viennent en France pour toucher des allocations sont révoltants. »

www.utopia56.com