94 % des Françaises sont d’accord avec l’idée que la contraception permet aux femmes de disposer plus librement de leur corps, et de s’épanouir dans leur vie de femme. Mais, il persiste encore quelques idées reçues qui ont la vie dure. La Journée de la contraception, le 26 septembre, est l’occasion de faire le point sur les différentes méthodes.

97 % des Françaises estiment que les femmes ont aujourd’hui plus de choix en matière de contraception que par le passé, d’après une étude du laboratoire Ccd pour Opinion Way ; 93 % sont d’accord avec l’idée qu’elle est facile d’accès en France, et 82 % qu’elles sont bien informées sur la contraception. Mais les préjugés persistent.

Lutter contre les idées fausses

« Trop d’idées préconçues et surtout de vieilles croyances persistent, explique le Dr Thierry Harvey, gynécologue-obstétricien à la maternité des Diaconnesses (Paris). Elles constituent un véritable frein à la contraception. On est aussi obligés de se battre contre les fake-news qui circulent sur les réseaux sociaux. » Par exemple : l’utilisation prolongée d’une pilule contraceptive ou d’un stérilet diminue la fertilité (respectivement 43 % et 31 % estiment que cela est vrai). 29 % pensent que les sages-femmes ne sont pas qualifiées pour prescrire un moyen de contraception.

La peur des effets secondaires sur la santé existe encore. Elle est plus souvent un motif de non-utilisation de la contraception chez les plus jeunes : 21 % des femmes âgées de moins de 35 ans contre 17 % de celles âgées de 35 ans et plus.

Le stérilet peut être utilisé par des femmes qui n’ont jamais eu d’enfants

L’étude des laboratoires Ccd nous renseigne également sur l’utilisation du dispositif intra-utérin (Diu) ou stérilet. Seulement 30 % des personnes interrogées ont déjà utilisé un Diu au cuivre et 19 % un dispositif intra-utérin hormonal. Pourquoi ? « Le mot stérilet est déjà peu engageant, souligne le Dr Harvey. Non ! Le stérilet ne rend pas stérile ! Le retour à la fertilité est identique après le retrait d’un Diu. » L’étude précise aussi que 55 % des femmes sont mal à l’aise avec l’idée d’avoir un corps étranger disposé dans leur utérus. 35 % ont peur des infections que pourrait entraîner la pose. 29 % pensent que ce contraceptif n’est réservé qu’aux femmes ayant déjà eu des enfants. « Je me bat pour lutter contre cette croyance ! Il faut faire passer le message auprès des jeunes filles mais aussi des gynécologues en ville, que le Diu peut être posé sans problème à une femme qui n’a jamais eu d’enfant », précise le gynécologue.

Pour les femmes qui redoutent la douleur lors de la pose, le Dr Harvey recommande de prendre un anti-douleur avant l’intervention, pour détendre le col de l’utérus. Si la douleur persiste, il ne faut pas hésiter à consulter son médecin.

Petit rappel des idées fausses sur la contraception

– La pilule ne peut pas rendre une femme stérile. Elle ne protège pas contre les infections sexuellement transmissibles (Ist), ni contre le sida. Seul les préservatifs masculin ou féminin protègent à la fois de la grossesse et des Ist.

– La méthode du retrait, lorsque l’homme se retire avant l’éjaculation, n’est pas une méthode efficace pour éviter une grossesse.

–  Le stérilet ou dispositif intra-utérin (Diu) n’est pas réservé aux femmes qui ont déjà eu un enfant. Et, non, il ne rend pas stérile.

– Prendre la pilule du lendemain plusieurs fois n’est pas dangereux.

A noter : le gynécologue, le médecin traitant, mais aussi la sage-femme sont les interlocuteurs privilégiés pour parler de la contraception.

Pour connaître tous les moyens de contraception : choisirsacontraception.fr